Umicore semble trouver un plancher dans ce cycle de bénéfice. Au premier semestre de cette année, son bénéfice opérationnel récurrent (REBIT) s'est encore replié de 15%, et depuis le sommet de 2011, le bénéfice par action a diminué de moitié environ. Les chiffres semestriels ne comportaient cependant pas de nouvelle surprise désagréable. La direction a même annoncé une nouvelle plutôt bonne : le REBIT de cette année se situera dans la moitié supérieure de la fourchette précédemment communiquée de 250 à 280 millions EUR. Dans ce contexte, le bénéfice pourrait atterrir cette année à un plancher cyclique d'environ 1,5 EUR par action, à comparer à 0,69 EUR par action en ...

Umicore semble trouver un plancher dans ce cycle de bénéfice. Au premier semestre de cette année, son bénéfice opérationnel récurrent (REBIT) s'est encore replié de 15%, et depuis le sommet de 2011, le bénéfice par action a diminué de moitié environ. Les chiffres semestriels ne comportaient cependant pas de nouvelle surprise désagréable. La direction a même annoncé une nouvelle plutôt bonne : le REBIT de cette année se situera dans la moitié supérieure de la fourchette précédemment communiquée de 250 à 280 millions EUR. Dans ce contexte, le bénéfice pourrait atterrir cette année à un plancher cyclique d'environ 1,5 EUR par action, à comparer à 0,69 EUR par action en 2009 et 0,29 EUR en 2003, les précédents planchers cycliques. Les planchers sont donc toujours plus hauts, ce qui est un très bon signe. Reste à savoir si Umicore peut atteindre un nouveau pic de bénéfice au cours des prochaines années. Le bénéfice par action de 2,85 EUR en 2011 est un objectif certes ambitieux. Les investisseurs escomptent un redressement limité du bénéfice en tout cas, car la valorisation de plus de 20 fois le bénéfice pour cette année ne permet aucune déception. L'évolution des bénéfices dépend largement des prix des métaux précieux, qui revêtent une importance cruciale pour la rentabilité de la division Recyclage, la perle du groupe de matériaux. Umicore réalise plus de 40% de son bénéfice sur cette activité, mais la baisse des prix des métaux comprime sa rentabilité depuis plusieurs années. En outre, les volumes transformés sont sous pression car Umicore prépare l'usine de recyclage d'Hoboken à une importante expansion l'an prochain. Cet investissement accroît la capacité de 40%, mais à court terme peut peser sur les volumes. L'évolution du 2e semestre de la branche Recyclage sera en ligne avec celle du 1er semestre (lorsque le REBIT avait reflué de 34%) grâce au soutien de la légère hausse des prix des métaux précieux. Pour doper le bénéfice à long terme, Umicore a deux autres chevaux de bataille, légèrement moins cycliques et qui présentent une croissance continue, offrant un plancher de plus en plus haut au bénéfice : les catalyseurs et les batteries rechargeables. Dans ces deux segments, Umicore compte parmi les leaders du secteur et l'entreprise peut tirer profit d'une hausse structurelle de la demande. Dans le cas des catalyseurs, il récoltera les fruits des normes environnementales de plus en plus strictes, en Europe mais aussi en Chine, où les villes sont de plus en plus polluées. En ce qui concerne les batteries rechargeables, producteurs et utilisateurs de smartphones et de tablettes demandent des sources d'énergie plus performantes, et Umicore possède la technologie adéquate. Les ventes de la division Matériaux énergétiques ont augmenté de 12% grâce à la technologie des batteries. En outre, l'action est soutenue par la poursuite du programme de rachat d'actions propres, et par le holding GBL, qui continue d'acheter des actions Umicore.ConclusionIl est probable qu'Umicore soit dans la phase ascendante d'un nouveau cycle bénéficiaire. L'action n'est cependant pas (encore) intéressante car les investisseurs ont déjà en grande partie tenu compte de ce scénario, vu la valorisation. Nous attendons de pouvoir relever notre conseil car le titre est candidat à une entrée en portefeuille.Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2B