Le CEO Marc Grynberg a choisi de quitter Umicore à un moment où la société va très bien: en 2021, pour la première fois de son histoire, elle prévoit de dépasser le milliard d'euros de bénéfice opérationnel. Et Umicore devrait tirer profit encore pendant quelques années de son recentrage sur la mobilité propre, articulée autour de trois divisions complémentaires. L'activité restera cyclique, mais la tendance de fond est à la hausse. La demande de convertisseurs catalytiques, de matériaux pour batteries et de capacités de recyclage est appelée à augmenter, car la lutte contre le changement climatique s'intensifie à travers le monde. Le premier milliard d'euros de bénéfice opérationnel ne devrait donc être qu'un objectif intermédiaire.
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Le CEO Marc Grynberg a choisi de quitter Umicore à un moment où la société va très bien: en 2021, pour la première fois de son histoire, elle prévoit de dépasser le milliard d'euros de bénéfice opérationnel. Et Umicore devrait tirer profit encore pendant quelques années de son recentrage sur la mobilité propre, articulée autour de trois divisions complémentaires. L'activité restera cyclique, mais la tendance de fond est à la hausse. La demande de convertisseurs catalytiques, de matériaux pour batteries et de capacités de recyclage est appelée à augmenter, car la lutte contre le changement climatique s'intensifie à travers le monde. Le premier milliard d'euros de bénéfice opérationnel ne devrait donc être qu'un objectif intermédiaire.Cette année, Umicore surfe sur une vague cyclique ascendante. Le secteur automobile se remet de la crise sanitaire, ce qui dope les ventes de catalyseurs. Cette hausse des ventes, associée au gain de parts de marché, a permis un redressement spectaculaire du bénéfice opérationnel, auquel la division contribue de manière stable, ce que d'aucuns oublient parfois. La division Recyclage (extraction de métaux précieux des flux de déchets) a enregistré des résultats encore plus robustes, la forte demande ayant fait s'envoler les cours; celui du rhodium, un métal rare nécessaire à la production de catalyseurs, a été multiplié par trois au en un an, à 800.000 euros le kilo au printemps. Par conséquent, le bénéfice opérationnel a augmenté de 250 millions d'euros. La conjoncture est toutefois exceptionnelle et la barre du milliard de bénéfices pourrait ne pas être atteinte l'année prochaine.La vague cyclique ascendante perdra en tout cas un peu de son ampleur au cours du second semestre. La pénurie de semi-conducteurs va freiner la production automobile ces prochains mois. Par ailleurs, les cours des métaux précieux ont déjà culminé - cela dit, ils sont loin de dégringoler. En outre, des travaux d'entretien sont prévus à l'usine de recyclage de Hoboken, ce qui bridera la production. Les fondamentaux sous-jacents restent toutefois très bons.A long terme, les investisseurs tablent sur une reprise des ventes de matériaux cathodiques, destinés aux batteries des voitures électriques. Si en 2020, la surcapacité et la pression sur les prix en Chine avaient nettement ralenti la croissance, désormais une embellie s'esquisse. Il faudra encore du temps pour que la surcapacité en Chine soit résorbée, mais Umicore peut désormais compter sur le Vieux Continent pour stimuler sa croissance. La demande européenne de batteries NMC, la technologie dans laquelle Umicore est active, a déjà dépassé celle de l'empire du Milieu. Umicore compte en profiter grâce à sa nouvelle usine en Pologne, qui fonctionnera à plein régime fin 2021. Le groupe ne considère pas la technologie LFP concurrente comme une menace pour la demande de batteries NMC, qui restent mieux adaptées aux hautes performances. La croissance du bénéfice opérationnel de l'activité batteries reste modeste en 2021, mais la hausse des ventes compense celle des coûts.Les actionnaires profitent pleinement de la reprise des marchés automobiles et de l'envolée des cours des métaux précieux qu'Umicore recycle. Ces niveaux de prix ne dureront sans doute pas, mais le secteur des batteries semble prêt à remonter la pente. La valorisation, à un ratio cours/bénéfice de 19 et une valeur de l'entreprise correspondant à 11 fois le bénéfice opérationnel, peut être qualifiée de juste. Nous conseillons toujours de conserver le titre.Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 53,5 eurosTicker: UMI Code ISIN: BE0974320526Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 12,8 milliards EURC/B 2020: 30C/B attendu 2021: 19Perf. cours sur 12 mois: +32%Perf. cours depuis le 01/01: +33%