Au terme du premier semestre, le chiffre d'affaires (CA) s'élevait à 2,27 milliards d'euros, dépassant les prévisions moyennes des analystes (2,19 milliards); en glissement annuel, le CA s'est accru de 2% (2,23 milliards d'euros l'an dernier). A cours de change constants, la croissance s'établit à 6%. Le CA du groupe avait perdu 5%, à 1,07 milliard d'euros, au premier trimestre (-1% à périmètre comparable). Le CA des cinq produits phares d'UCB que sont Cimzia, Vimpat, Neupro (le trio a été baptisé "CVN"), Keppra et Briviact (le dernier de la gamme) a augmenté de 3%, à 1,8 milliard d'euros, au premier semestre (+10% abstraction faite des effets de change). Trois d'entre eux ont dépassé les attentes: Cimzia, un médicament contre les rhumatismes et la maladie d...

Au terme du premier semestre, le chiffre d'affaires (CA) s'élevait à 2,27 milliards d'euros, dépassant les prévisions moyennes des analystes (2,19 milliards); en glissement annuel, le CA s'est accru de 2% (2,23 milliards d'euros l'an dernier). A cours de change constants, la croissance s'établit à 6%. Le CA du groupe avait perdu 5%, à 1,07 milliard d'euros, au premier trimestre (-1% à périmètre comparable). Le CA des cinq produits phares d'UCB que sont Cimzia, Vimpat, Neupro (le trio a été baptisé "CVN"), Keppra et Briviact (le dernier de la gamme) a augmenté de 3%, à 1,8 milliard d'euros, au premier semestre (+10% abstraction faite des effets de change). Trois d'entre eux ont dépassé les attentes: Cimzia, un médicament contre les rhumatismes et la maladie de Crohn (+2%, à 679 millions d'euros), Vimpat (+10%, à 522 millions d'euros) et Keppra (-5%, à 392 millions d'euros), tous deux contre l'épilepsie. Le nouveau médicament contre l'épilepsie Briviact (+67%, à 60 millions d'euros), de même que le médicament contre la maladie de la Parkinson et le syndrome des jambes sans repos (-4% à 148 millions d'euros), Neupro, sont demeurés juste en deçà des attentes. L'évolution des cash-flows d'exploitation récurrents (Rebitda) est excellente: +7%, à 794 millions d'euros (+12% à cours de change constants), alors que les analystes avaient tablé sur 670 millions. Grâce à une diminution de moitié de la facture fiscale, le bénéfice net a progressé de 27%, à 54 millions d'euros. Le bénéfice net récurrent par action a gagné 22%, à 3,09 euros. La direction UCB n'a pas ajusté ses prévisions pour l'année 2018. Elle annonce un CA de 4,5-4,6 milliards d'euros, un Rebitda situé entre 1,3 et 1,4 milliard, et un bénéfice net récurrent par action compris entre 4,3 et 4,7 euros. Avec son partenaire Amgen, UCB a réintroduit début juillet, auprès de l'organe américain de contrôle des produits pharmaceutiques, une demande de mise sur le marché du candidat médicament contre l'ostéoporose Evenity. L'an dernier, le dossier avait été refusé après qu'une étude complémentaire de phase III eut mis en lumière un risque accru de problèmes cardiaques. Un dossier a été introduit en Europe et au Japon également. UCB compte sur un nouveau pôle de croissance, un groupe de 12 molécules cliniques destinées aux maladies neurologiques et immunologiques pour compenser l'arrivée à échéance de brevets à partir de2022. Par ailleurs, Bimekizumab, un possible médicament contre, notamment, le psoriasis, semble prometteur; les premières études de phase III démarreront fin 2018 dans trois indications. UCB ne cache pas sa volonté d'investir dans sa croissance (externe) en vue d'au moins maintenir à niveau le CA et la marge bénéficiaire après 2021. Doté d'un bilan très sain, le groupe peut s'endetter encore considérablement dès lors que fin juin, la dette nette ne s'élevait qu'à 766 millions d'euros, soit moins de 0,6 fois l'Ebitda attendu cette année. Depuis notre recommandation "acheter", émise en novembre 2017, l'action a bondi de plus de 20%. La valorisation est cependant encore acceptable, à 15,8 fois le bénéfice attendu en 2018 et avec une valeur d'entreprise (EV) correspondant à 11 fois l'Ebitda attendu pour 2018. Nous abaissons le conseil à "conserver". Nous suggérons aux actionnaires d'échanger leurs titres contre des actions du holding mère, Tubize; elles n'ont pas pris autant de valeur que les premiers, depuis le début de l'année, et accusent une décote non négligeable de 39% par rapport à la valeur intrinsèque du holding. Conseil : conserverRisque : moyenRating : 2BCours : 72,60 eurosTicker : UCB BBCode ISIN : BE0003739530Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 14,1 milliards EURC/B 2017 : 17,5C/B attendu 2018 : 15,8Perf. cours sur 12 mois : +19 %Perf. cours depuis le 01/01 : +9 %Rendement du dividende : 1,6