Le groupe biopharmaceutique belge a publié des résultats annuels 2017 supérieurs aux prévisions. En marge de la publication de ses résultats pour le troisième trimestre, la direction avait revu à la hausse ses projections annuelles: un chiffre d'affaires (CA) compris dans une fourchette de 4,4 à 4,5 milliards d'euros, un cash-flow d'exploitation récurrent (Rebitda) situé entre 1,25 et 1,35 milliard, et un bénéfice net récurrent par action de 4,1 à 4,5 euros. Et elle avait bien fait, car au terme de l'exercice, on note une amélioration sur tous les plans.
...

Le groupe biopharmaceutique belge a publié des résultats annuels 2017 supérieurs aux prévisions. En marge de la publication de ses résultats pour le troisième trimestre, la direction avait revu à la hausse ses projections annuelles: un chiffre d'affaires (CA) compris dans une fourchette de 4,4 à 4,5 milliards d'euros, un cash-flow d'exploitation récurrent (Rebitda) situé entre 1,25 et 1,35 milliard, et un bénéfice net récurrent par action de 4,1 à 4,5 euros. Et elle avait bien fait, car au terme de l'exercice, on note une amélioration sur tous les plans. Le CA s'est accru de 9%, à 4,53 milliards d'euros (consensus à 4,45 milliards), le Rebitda a progressé de 33%, à 1,38 milliard, et le bénéfice net récurrent par action s'est établi à 4,82 euros (+51%). Les trois médicaments phares du groupe ("CVN" pour Cimzia, Vimpat et Neupro), de même que Keppra et le dernier de la gamme, Briviact, se sont bien comportés. CVN est le premier pôle de croissance du groupe: on attend du trio un CA total de 3,1 milliards d'euros en 2020. Le médicament contre les rhumatismes et la maladie de Crohn, Cimzia (1,5 milliard d'euros de CA attendu), a vu son CA s'accroître de 9% l'an dernier, à 1,42 milliard. L'antiépileptique Vimpat a enregistré une croissance de 19%, à 976 millions d'euros, et est bien parti pour atteindre le CA escompté de 1,2 milliard. Le CA de Neupro, le médicament indiqué dans le traitement de la maladie de Parkinson et du syndrome des membres sans repos, s'est accru de 5% en 2017, à 314 millions; il en est attendu 400 millions d'euros au total. L'ancien blockbuster, Keppra, également un antiépileptique, continue de très bien se vendre en dehors de l'Europe et des Etats-Unis: l'an dernier, ses ventes se sont accrues de 8%, à 778 millions d'euros, grâce surtout au Japon (+55%, à 137 millions). Le deuxième pôle de croissance d'UCB était le trio formé par Epratuzumab (lupus), Evenity (candidat médicament contre l'ostéoporose) et Briviact (antiépileptique). L'interruption du développement d'Epratuzumab en 2016 et les résultats décevants de l'étude de phase III menée l'an dernier avec Evenity, laquelle a révélé un risque accru d'affections cardiaques, ont cependant réduit le potentiel de croissance du pôle. Pour autant, UCB a introduit pour Evenity une demande d'approbation de mise sur le marché européen, et cette année, nous saurons si la FDA, après un premier refus l'an dernier, a réexaminé la question. Heureusement, les ventes de Briviact évoluent positivement. Commercialisé en 2016, ce médicament a réalisé en 2016 un CA de 18 millions et l'année suivante, de 87 millions d'euros; UCB a relevé le CA prévisionnel pour 2026 pour ce produit de 450 à 600 millions d'euros. Le dividende brut sera augmenté de trois centimes d'euro, à 1,18 euro par action. Pour l'exercice courant, UCB pronostique un CA compris entre 4,5 et 4,6 milliards d'euros, un Rebitda situé entre 1,3 et 1,4 milliard, et un bénéfice net récurrent par action de 4,3 à 4,7 euros. Le groupe attend désormais beaucoup du troisième pôle de croissance, un groupe de douze molécules cliniques en neurologie et en immunologie, qui à compter de 2021 devraient compenser l'arrivée à échéance de brevets. Pour Bimekizumab, un médicament potentiel contre le psoriasis notamment, les premières études de phaseIII commenceront cette année. Il est clair, toutefois, qu'UCB devra assurer sa croissance par le biais d'une ou de plusieurs acquisitions. Son bilan sain l'autorise à s'endetter encore, à hauteur de trois, quatre milliards d'euros.L'action a bien réagi au rapport annuel publié et aux perspectives encourageantes formulées pour cette année. La valorisation d'UCB demeure intéressante, à 14,5 fois le bénéfice escompté pour 2018 et à un rapport de 9,9 fois la valeur de l'entreprise (VE) par rapport à l'Ebitda attendu pour 2018. Le groupe cherche à acquérir des actifs depuis la déception liée à Evenity, et il peut se le permettre. Conseil : acheterRisque : moyenRating : 1BCours : 66,48 euros Ticker : UCB BBCode ISIN : BE0003739530Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 12,9 milliards EURC/B 2017 : 13,8C/B attendu 2018 : 14,5Perf. cours sur 12 mois : -3 %Perf. cours depuis le 01/01 : +1 %Rendement du dividende : 1,8 %