Le chiffre d'affaires (CA) du groupe s'est replié de 0,5%, à 376 millions d'euros. Le dollar faible y a évidemment joué un rôle. Abstraction faite de ce paramètre, la hausse du CA serait ressortie à 3,7%. A titre de comparaison : le CA du groupe a progressé au deuxième trimestre de 6,6% (6% hors fluctuations de change) alors qu'au premier trimestre, il avait encore augmenté de 7,3% (6,9% hors écarts de change). Après neuf mois, la hausse ressort donc à 5,5%, à 1,3 milliard d'euros.
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Le chiffre d'affaires (CA) du groupe s'est replié de 0,5%, à 376 millions d'euros. Le dollar faible y a évidemment joué un rôle. Abstraction faite de ce paramètre, la hausse du CA serait ressortie à 3,7%. A titre de comparaison : le CA du groupe a progressé au deuxième trimestre de 6,6% (6% hors fluctuations de change) alors qu'au premier trimestre, il avait encore augmenté de 7,3% (6,9% hors écarts de change). Après neuf mois, la hausse ressort donc à 5,5%, à 1,3 milliard d'euros.Notons la moins bonne performance de la division Biovalorisation (traitement des déchets d'abattoirs et gélatine), dont la hausse du CA atteignait encore 8,7% au deuxième trimestre, mais a freiné à 1,4% au trimestre suivant. L'importante division Agroalimentaire (passée de +6,5% au deuxième trimestre à +5,1% au troisième trimestre ; essentiellement Tessenderlo Kerley, spécialisée dans les engrais issus des déchets de raffineries) s'est bien mieux comportée, du moins hors effets de change. La division Solutions industrielles (de +2,9% à +4,4% ; tubes en plastique et traitement de l'eau) a même vu la croissance de ses ventes s'accélérer.Le frein dans l'évolution du cash-flow opérationnel récurrent (hors éléments exceptionnels ; Rebitda) est très clair. Au premier trimestre, le REBITDA avait encore progressé de 14,4%, mais au deuxième trimestre, il a reculé de 9,1%, et a poursuivi son repli ensuite : -9,6% au troisième trimestre (de 44,9 à 40,6 millions d'euros). Après neuf mois, le Rebitda s'élève à 163,5 millions d'euros, par rapport à 165,3 millions d'euros au cours de la même période il y a un an. Seule la division Solutions industrielles a vu son Rebitda augmenter au troisième trimestre. Dans les autres, on note un repli.Lors de la publication des résultats semestriels 2016, le groupe avait déjà dû s'en tenir à une prévision d'augmentation du Rebitda sous les 10%. Depuis lors, il a confirmé, malgré le moins bon troisième trimestre, tabler sur un Rebitda 2017 en ligne avec celui de l'an dernier (198 millions d'euros).Notons somme toute l'allègement de la dette financière de Tessenderlo, de 112,7 millions d'euros au terme du troisième trimestre de l'an dernier à 53,4 millions d'euros un an plus tard. Le groupe est bien parti pour effacer totalement son ardoise l'an prochain. Lors de l'assemblée annuelle de juin dernier, ses dirigeants ont eu la possibilité de racheter jusqu'à 10% des actions propres, en cinq ans et à un prix compris entre 15 et 50 euros. Les dégâts sont restés limités pour l'action Tessenderlo. Le cours est toujours proche de son niveau le plus élevé des 10 dernières années. Et depuis le plancher de fin 2013, il a déjà plus que doublé. La valorisation, à 8,5 fois le rapport attendu entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel (Ebitda), est en ligne avec celle des années précédentes, mais n'est plus très accessible. Conseil : conserver/attendreRisque : moyenRating : 2BCours : 41,16 EURTicker : TESB BBCode ISIN : BE0003555639Devise : euroMarché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 1,78 milliard EURC/B 2016 : 16C/B attendu 2017 : 19Perf. cours sur 12 mois : +41 %Perf. cours depuis le 01/01 : +18 %Rendement du dividende : -