Après une année en mode mineur, la société canadienne de royalties et de streaming achève le 1er trimestre sur des résultats meilleurs que prévu. Sa production de métaux précieux a atteint 122.049 onces troy d'équivalent or, en hausse de 5,5% d'une année et de plus de 16% d'un trimestre à l'autre.
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Après une année en mode mineur, la société canadienne de royalties et de streaming achève le 1er trimestre sur des résultats meilleurs que prévu. Sa production de métaux précieux a atteint 122.049 onces troy d'équivalent or, en hausse de 5,5% d'une année et de plus de 16% d'un trimestre à l'autre.A 57.546 onces d'équivalent or (57.854 il y a un an), les mines latino-américaines ont été les plus grandes contributrices à la production du groupe. La région concentre les principaux actifs d'un portefeuille de 51 mines en production (hors pétrole et gaz). Les trois plus grands contrats de streaming ont été conclus lors de l'ultime phase de baisse du marché des métaux précieux (de 2011 au début de 2016). Ils portent sur 655 millions de dollars d'investissements dans la mine de Candelaria (Chili), en 2014, 610 millions dans Antamina (Pérou), en 2015, et 500 dans Antapaccay (Pérou également), en 2016. Ces trois sites ont fourni, en 2018, 172.932 onces d'équivalent or, soit 38,6% du total du groupe (447.902). Malgré les problèmes rencontrés l'an dernier à Candelaria, la production dépasse pour l'instant largement les prévisions, alors que les pronostics (plusieurs dizaines d'années d'exploitation encore) ont été une nouvelle fois revus à la hausse. Au 1er trimestre, la production américaine a cédé 5%, à 17.558 onces d'équivalent or, mais celle du Canada a bondi de 53,6%, à 21.581 onces, grâce à la contribution accrue de Sudbury et de Kirkland Lake. Celle des autres pays est restée stable (25.364). Franco-Nevada (FNV) table toujours sur 465.000-500.000 onces pour 2019. C'est surtout la première contribution de Cobre Panama, le gigantesque projet or et cuivre de First Quantum, qui dira où, dans la fourchette, la production s'établit. FNV a investi 1,35 milliard dans un contrat de streaming portant sur 100% de la production de métaux précieux de Cobre Panama. Il table sur 20.000 à 40.000 onces pour 2019, et 160.000 d'ici à 2023 - soit plus du double de la production d'Antapaccay et de Candelaria, les sites actuellement les plus productifs. A actifs inchangés, la production de métaux précieux doit atteindre 570.000-610.000 onces d'ici à 2023. Les revenus du pétrole et du gaz ont augmenté de 9,5%, à 20,8 millions de dollars, au 1er trimestre, grâce à la première contribution (2,8 millions de dollars) issue de la collaboration entamée en 2018 avec Continental Resources. FNV annonce un chiffre d'affaires (CA) de 70-85 millions dans le pétrole et le gaz en 2019, et de 140 à 160 millions en 2023. Le CA du groupe a grimpé de 3,9%, à 179,8 millions de dollars - un record. Les cash-flows opérationnels récurrents ont augmenté de 0,7%, à 140,9 millions, alors que le bénéfice net récurrent passait de 0,34 à 0,35 dollar par action - là encore, un record, et un chiffre bien supérieur au consensus (0,28). Le dividende brut est relevé pour la 12e année d'affilée, de 0,24 à 0,25 dollar par trimestre. FNV dispose de 1,4 milliard de dollars de liquidités et de facilités de crédit qui lui permettront de conclure de nouveaux contrats. Les possibilités, tant dans les métaux précieux que dans le pétrole et le gaz, sont nombreuses.Malgré le sentiment négatif qui entoure le secteur, l'action s'échange désormais à moins de 10% sous son cours record de la fin de 2017, ce qui souligne l'excellence de son historique. Bien que la valeur d'entreprise atteigne 25 fois les cash-flows opérationnels (Ebitda) escomptés pour 2019, elle reste digne d'achat. Nous conservons notre position. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 101,75 dollars canadiensTicker: FNV CNCode ISIN: CA3518581051Marché: TorontoCapit. boursière: 19 milliards CADC/B 2018: 61C/B attendu 2019: 58Perf. cours sur 12 mois: +9,3%Perf. cours depuis le 01/01: +6,2%Rendement du dividende: 1,3%