Transocean se prépare pourtant à l'inversion de la tendance dans le secteur: il renouvelle sa flotte et a acquis, cette année, Songa Offshore.
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Transocean se prépare pourtant à l'inversion de la tendance dans le secteur: il renouvelle sa flotte et a acquis, cette année, Songa Offshore.Le groupe a mis au rebut quatre plateformes supplémentaires au cours du deuxième trimestre, une opération qui s'est soldée par une réduction de valeur de 548 millions de dollars. Il s'est ainsi débarrassé de 43 plateformes depuis avril 2013. Cette année-là, il en possédait 83, dont 34 (ou 41%) étaient destinées aux zones ultraprofondes ou inhospitalières. Quinze plateformes ont été vendues. Si l'on y inclut les trois plateformes qui sont encore en construction (livraisons prévues en 2019 et 2020), la flotte compte aujourd'hui de 46 installations, dont 39 (ou 85%) pour eaux ultraprofondes (26) ou zones inhospitalières (13). En outre, Transocean s'est offert, pour 3,4 milliards de dollars (dont 1,7 milliard de dettes), le groupe norvégien Songa Offshore, qui détient quatre plateformes actives en zones inhospitalières, pour chacune desquelles un contrat de location de huit ans a été conclu avec Equinor (anciennement Statoil). Depuis juillet 2016, la dette du groupe s'est creusée de cinq milliards de dollars (refinancement, rachat de dette et acquisition de Songa). L'endettement net, depuis la fin de l'exercice 2017, a augmenté de 2,7 milliards de dollars, à 7,12 milliards, ce qui correspond à 6,4 fois le cash-flow d'exploitation ajusté (Rebitda) escompté pour 2018. La dette nette s'élevait à 7,42 milliards de dollars à la fin 2014, mais le Rebitda était trois fois plus élevé. Grâce à l'absorption de Songa, Transocean enregistre depuis six mois une hausse du chiffre d'affaires (CA) en glissement trimestriel. Mieux encore: pour la première fois depuis des années, au deuxième trimestre le groupe a vu son CA croître en glissement annuel (de 751 à 790 millions de dollars). En outre, le tarif de location journalier moyen a progressé de 7%, à 308.300 dollars (329.900 dollars un an plus tôt) et le taux d'occupation, de 52 à 57%, un niveau toujours historiquement bas (55%, l'an dernier). La valeur du carnet de commandes, en revanche, est passée de 12,5 milliards fin avril à 11,7 milliards de dollars fin juillet. Au cours des trois derniers trimestres, le groupe a conclu pour 1,1 milliard de dollars de nouveaux contrats et a réalisé un CA de 2,03 milliards. D'ici à la fin de 2019, le carnet de commandes aura diminué de 3,6 milliards. Ce n'est que dans le segment des zones inhospitalières que l'on observe une hausse du tarif journalier. En moyenne, il est passé de 190.000 dollars au deuxième trimestre de 2017 à 335.000 dollars un an plus tard. Mais dans le segment des installations de forage en eaux très profondes, crucial pour Transocean, l'excès d'offre ne devrait pas se résorber suffisamment avant 2020. Au terme du deuxième trimestre, la perte nette récurrente était inférieure aux attentes, à 18 millions de dollars ou 0,04 dollar par action, alors qu'elle culminait à 210 millions à la fin du trimestre précédent. Nous demeurons convaincus que cet acteur mondial profitera pleinement de l'embellie attendue dans le secteur, mais la remontée des tarifs est pour l'heure trop timide. Le récent repli de l'action, en dépit de résultats supérieurs aux attentes, est de mauvais augure. Ce recul et l'importance de la position d'endettement de Transocean incitent à la plus grande prudence. Nous formulons dès lors une recommandation moins favorable: "conserver" l'action. Dans le portefeuille modèle, nous pourrions nous en défaire. Conseil : conserver/attendreRisque : élevéRating : 2CCours : 11,79 dollarsTicker : RIG USCode ISIN : KYG900781090Marché : New YorkCapit. boursière : 5,4 milliards USDC/B 2017 : -C/B attendu 2018 : -Perf. cours sur 12 mois : +45 %Perf. cours depuis le 01/01 : +8 %Rendement du dividende : -