Le cours de l'action Facebook fluctue depuis quelques semaines à proximité de son sommet historique. L'action reste ainsi nettement plus performante que l'indice Nasdaq. Malgré des débuts difficiles, elle a plus que triplé de valeur depuis son introduction en Bourse il y a déjà quatre ans et demi.
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Le cours de l'action Facebook fluctue depuis quelques semaines à proximité de son sommet historique. L'action reste ainsi nettement plus performante que l'indice Nasdaq. Malgré des débuts difficiles, elle a plus que triplé de valeur depuis son introduction en Bourse il y a déjà quatre ans et demi. Dans le monde, 1,71milliard de personnes ont utilisé le réseau social au moins une fois au deuxième semestre. Sur la même période, on a également recensé 1,13milliard d'utilisateurs qui ne pouvaient manifestement passer un jour sans se connecter à leur compte, un chiffre en hausse de 17% sur une base annuelle. Mais Facebook, c'est bien plus que des mises à jour de statuts et un service de messagerie Messenger. WhatsApp et Instagram revendiquent respectivement 1milliard et 500millions d'utilisateurs actifs. Pour Facebook, il s'agit avant tout de pouvoir gagner de l'argent sur cette énorme base d'utilisateurs. Et l'entreprise y parvient très bien. Au deuxième trimestre, elle a enregistré un bénéfice ajusté de 2,8milliards USD sur un chiffre d'affaires (CA) de 6,44milliards USD (+59% sur un an). Sur l'ensemble du premier semestre, Facebook a généré 6,18milliards USD de cash-flows opérationnels, contre 3,58milliards USD sur la même période il y a un an. Pourtant, investisseurs et analystes montrent toujours une certaine réticence face à Facebook. Sur l'exercice passé, l'entreprise a enregistré une croissance du CA de 53%. Pour 2016, les analystes tablent en moyenne sur environ 50%. Les revenus publicitaires représentent l'essentiel du CA. S'il va de soi qu'il est impossible de conserver un tel rythme, reste à savoir à quelle vitesse il va diminuer. Les revenus sont notamment déterminés par le nombre d'utilisateurs et par le nombre et le prix des publicités. Le directeur Mark Zuckerberg considère qu'il y a une limite au nombre de publicités que les utilisateurs de Facebook peuvent digérer. Mais ce problème n'est pas insoluble en soi, puisque Facebook peut augmenter ses tarifs à mesure que les publicités sont plus ciblées. La concurrence est très intense sur le marché de la publicité en ligne. Outre notamment Alphabet (Google), Snapchat se profile également comme un adversaire redoutable ces derniers trimestres, avec une croissance très rapide surtout auprès des jeunes. Le groupe veut miser davantage sur la vidéo au cours des années à venir. Avec Marketplace, Facebook a lancé au début du mois un nouveau service qui permet aux utilisateurs d'acheter et de vendre des objets en ligne. Dans une première phase, le service ne sera accessible qu'aux utilisateurs individuels. L'objectif est de l'ouvrir ensuite aux entreprises et d'y vendre des publicités. Facebook n'a aucune dette et avait 13,3milliards de dollars en liquidités au bilan à la fin du deuxième trimestre. Cela correspond à plus de 8USD par action. ConclusionLa croissance spectaculaire de Facebook continue de faire figure d'exception par rapport à de nombreuses autres entreprises technologiques. Il est désormais clair que Facebook n'est pas une mode passagère et doit être considéré comme un acteur important sur le marché de la publicité (en ligne). À respectivement 32 et 25fois le bénéfice de cette année et de l'an prochain, Facebook n'est pas bon marché, mais la valorisation est très acceptable compte tenu de la croissance. Conseil : conserver/attendreRisque : élevéRating : 2C