Ceux qui espéraient que le nouvel exercice serait synonyme de mieux pour IBM seront déçus. Le chiffre d'affaires (CA) du groupe a baissé pour le vingtième (!) trimestre d'affilée et s'est en outre établi en deçà des attentes moyennes des analystes. La rentabilité a également reculé. Au cours des trois premiers mois de l'exercice, le CA a abandonné 2,8%, à 18,16 milliards de dollars, soit 130 millions de dollars sous les prévisions. En soi, ce ne serait pas une catastrophe si la marge s'était maintenue. Mais la marge brute a reculé de 3 points de pourcentage, à 44,5%, par rapport à la même période un an plus tôt, et n'a pas atteint les 46,9% attendus. IBM publie ses résultats par segment (5) et l'on remarquera que la rentabilité est en recul dans chacun d'...

Ceux qui espéraient que le nouvel exercice serait synonyme de mieux pour IBM seront déçus. Le chiffre d'affaires (CA) du groupe a baissé pour le vingtième (!) trimestre d'affilée et s'est en outre établi en deçà des attentes moyennes des analystes. La rentabilité a également reculé. Au cours des trois premiers mois de l'exercice, le CA a abandonné 2,8%, à 18,16 milliards de dollars, soit 130 millions de dollars sous les prévisions. En soi, ce ne serait pas une catastrophe si la marge s'était maintenue. Mais la marge brute a reculé de 3 points de pourcentage, à 44,5%, par rapport à la même période un an plus tôt, et n'a pas atteint les 46,9% attendus. IBM publie ses résultats par segment (5) et l'on remarquera que la rentabilité est en recul dans chacun d'entre eux. IBM met volontiers en exergue les performances de ses " strategic imperatives ". Ce sont les pôles de la croissance future du groupe qui, outre le cloud computing, comprennent aussi l'intelligence artificielle (analyse des données), les services mobiles et la sécurité. Le CA de ces activités a progressé de 12% sur une base annuelle, à 7,8 milliards de dollars au premier trimestre. La croissance en question s'est cependant ralentie ces derniers trimestres, et la part de ces activités dans le CA du groupe (42%) s'est quelque peu stabilisée. Les activités Cloud ont enregistré une croissance de plus de 30%, à 3,5milliards de dollars, soit près d'un cinquième du CA du groupe. IBM traîne également plusieurs divisions moins rentables, comme Systems (hardware), qui avait de nouveau vu son CA reculer d'un sixième. La division Services, la plus grande du groupe, a également enregistré un recul du CA et de la rentabilité. IBM s'est cependant montré très performant en matière de maîtrise des coûts. Après la récente vague de licenciements, les charges opérationnelles ont baissé de près de 20%. Le bénéfice net ajusté a reculé de 1% sur une base annuelle, à 2,35 milliards de dollars. En raison des rachats d'actions (moins d'actions en circulation), le bénéfice par action a gagné 1%, à 2,38dollars. Pour l'ensemble de l'exercice 2017, IBM prévoit un bénéfice net ajusté de 13,8 dollars par action. Ce, sans tenir compte des charges liées aux pensions (1,1 dollar par action) et des coûts des acquisitions (0,75 dollar par action). Les cash-flows libres n'ont pas dépassé 1,1 milliard de dollars au premier trimestre, contre 2,3 milliards de dollars il y a un an. Pour 1,3 milliard de dollars de dividendes ont cependant été distribués, et les rachats d'actions propres s'établissent au même montant. Pour l'ensemble de l'exercice, IBM prévoit des cash-flows libres à peu près stables par rapport à l'an dernier (11,7 milliards de dollars). En 2016, le groupe en avait distribué trois quarts à ses actionnaires. IBM avait 10,7 milliards de dollars en caisse à la fin du premier trimestre. Sa dette totale s'élevait à 42,8 milliards de dollars, dont 28,5 milliards peuvent être attribués à la division Global Financing du groupe. Si nous en faisons abstraction, la dette nette du groupe s'établit à 3,6 milliards de dollars. L'action a perdu 10% depuis que nous en avons abaissé la note à "vendre" au début de cette année. Les derniers résultats trimestriels confirment la tendance orientée à la baisse du CA et des marges bénéficiaires, et c'est peu encourageant. À près de 12 fois le bénéfice attendu, la valorisation se rapproche de sa moyenne historique. Nous nous attendons à ce que l'action perde encore un peu de terrain à court terme. Nous ne relevons donc pas le conseil. Conseil : vendreRisque : moyenRating : 3BDevise : dollar (USD)Marché : New York Stock ExchangeCapit. boursière : 160,4 milliards USDC/B 2016 : 12C/B attendu 2017 : 12Perf. cours sur 12 mois : +16,5 %Perf. cours depuis le 01/01 : -2,5 %Rendement du dividende : 3,3 %