Le premier semestre fut difficile pour le holding, dont l'activité est concentrée en République démocratique du Congo (RDC). Le pays connaît en effet une transition politique compliquée, même si son nouveau président, Félix Tshisekedi, a dressé un tableau prometteur à Texaf.
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Le premier semestre fut difficile pour le holding, dont l'activité est concentrée en République démocratique du Congo (RDC). Le pays connaît en effet une transition politique compliquée, même si son nouveau président, Félix Tshisekedi, a dressé un tableau prometteur à Texaf.Le résultat net (part du groupe) a été divisé par deux, de 8,6 à 4,3 millions d'euros, depuis le premier semestre de 2018, mais cette période incluait deux éléments exceptionnels: l'indemnité compensatoire pour l'expropriation d'une parcelle à la périphérie d'Utexafrica (un site de premier plan pour l'immobilier à Kinshasa) et la reprise d'impôts différés après un allégement de la fiscalité. Le résultat opérationnel récurrent (Ebit) progresse de 6% (de 4,37 à 4,73 millions d'euros). Les revenus locatifs de l'activité immobilière ont augmenté de 12% entre janvier et juin, à 9,4 millions d'euros, grâce aux revenus des 12 villas et 24 appartements (valeur locative annuelle: 1,6 million d'euros) livrés au deuxième semestre de 2018 dans le cadre de la phase I du projet Bois Nobles. L'activité immobilière a dégagé au premier semestre un résultat opérationnel récurrent (Rebit) de 4,73 millions d'euros. Carrigrès (carrières de grès à Kinshasa; 40 ans de réserves encore au moins) souffre de la conjoncture économique et de la transition politique chaotique. Son chiffre d'affaires a certes bondi de 21%, à 1 million d'euros, mais il demeure historiquement faible et la hausse des dépenses de maintenance a fait plonger le Rebit dans le rouge (-109.000 euros). La phase II de Bois Nobles a démarré et 33 logements devraient être livrés mi/fin 2020. Texaf a signé pour 10 ans avec Brussels Airlines un contrat de location de trois des cinq étages d'un immeuble à construire d'ici la fin 2020 sur le site de Petit-Pont, que la compagnie occupera en partie et dont elle mettra le reste en location. Il a aussi à Kinsuka, près de Kinshasa, un projet de 1.500 logements environ sur 104 ha. Une partie du terrain (17,2 ha) a été vendue pour 6,9 millions de dollars à la Société nationale d'électricité, qui veut pouvoir relier Kinshasa à la nouvelle centrale hydraulique. Texaf cherche à conclure (sans doute via une société distincte) un ou plusieurs partenariats pour la construction et le financement de ce méga-projet.Le groupe a décidé fin 2018 d'investir 1 million d'euros dans le jeune fonds de capital-risque Partech Africa en vue de développer Texaf Digital, son nouveau pôle de croissance. Un immeuble de 700 m² situé sur un terrain dont Texaf est propriétaire sera rénové en fin d'année, pour devenir le premier hub numérique du pays - un exemple pour tout le continent. Texaf envisage également de prendre des participations dans des entreprises numériques prometteuses, un virage qui doit être soigneusement étudié.Après un rebond spectaculaire, l'action stagne depuis cinq ans environ, en raison de l'instabilité économique et politique de la RDC. Une nouvelle estimation du portefeuille immobilier pratiquée sur la base de 800 dollars/m² pour des terrains constructibles dans le centre de Kinshasa donne un résultat de 324,5 millions d'euros (89,4 euros par action). Au vu de l'évolution escomptée de l'immobilier, le cours peut se prévaloir d'un potentiel à long terme intact et intéressant, surtout si l'on tient également compte du développement du pôle numérique. Texaf, qui a relevé son dividende de 0,16 à 0,971 euro brut entre 2008 et 2018, est une opportunité pour l'investisseur de long terme. D'où la limite d'achat. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 32,8 eurosTicker: TEXF BBCode ISIN: BE0974263924Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 116,2 millions EURC/B 2018: 16C/B attendu 2019: 15Perf. cours sur 12 mois: +14%Perf. cours depuis le 01/01: +21%Rendement du dividende: 3,0%