L'actualité récente autour de Tesla est largement négative, sans que le cours ne semble cependant en souffrir. Cela dit, tout comme le Nasdaq, Tesla s'échange sous son niveau du début de l'année, mais plus de 50% au-dessus du plancher de février. Cela illustre une fois de plus que l'action est volatile. Ces derniers jours, elle a fait couler l'encre en raison d'accidents qui ont impliqué des voitures équipées de son module de pilotage automatique. Celui-ci demeure un accessoire utile et n'implique absolument pas que le véhicule se conduise seul. De nombreux constructeurs de premier plan utilisent déjà des modules d'aide à la conduite de ce type, qui ne dispensent absolum...

L'actualité récente autour de Tesla est largement négative, sans que le cours ne semble cependant en souffrir. Cela dit, tout comme le Nasdaq, Tesla s'échange sous son niveau du début de l'année, mais plus de 50% au-dessus du plancher de février. Cela illustre une fois de plus que l'action est volatile. Ces derniers jours, elle a fait couler l'encre en raison d'accidents qui ont impliqué des voitures équipées de son module de pilotage automatique. Celui-ci demeure un accessoire utile et n'implique absolument pas que le véhicule se conduise seul. De nombreux constructeurs de premier plan utilisent déjà des modules d'aide à la conduite de ce type, qui ne dispensent absolument pas les utilisateurs de rester vigilants et responsables au volant. Les investisseurs ont en revanche le droit de froncer les sourcils face à l'offre prévue sur SolarCity, le producteur de panneaux solaires. Tesla offre entre 2,5 et 2,8milliards USD en actions pour le groupe. Mais SolarCity étant en mauvaise posture actuellement, l'offre est considérée comme une sorte de bail-out ou d'opération de sauvetage. Le spectre du conflit d'intérêts est du reste réveillé, car c'est Elon Musk même, fondateur et directeur de Tesla, qui est étroitement lié à SolarCity. Musk y est président du conseil d'administration et nombre de membres de sa famille proche y occupent des postes-clés. Qui plus est, Musk, outre une participation de 21% dans Tesla, détient également 22% des actions SolarCity. Plus tard dans le mois ouvrira la Gigafactory, où Tesla produira des batteries pour voitures électriques et pour le stockage d'électricité. Cette Gigafactory, située dans l'État américain du Nevada, tournera aux panneaux solaires. Et c'est là que SolarCity entrera en action. C'est de cette façon que Musk & Co justifient l'offre. Il en fallait plus pour convaincre le marché, lequel a sanctionné le titre à hauteur de 10%. Les chiffres de production et de vente du 2etrimestre à peine clos étaient décevants. Au premier trimestre, les livraisons furent inférieures aux prévisions et le deuxième trimestre n'a pas apporté d'améliorations, avec seulement 14.370livraisons, dont 4625 du nouveau Model X. Ce qui porte le total, pour le premier semestre, à 29.190. Tesla table pour le second semestre sur un objectif très optimiste de 50.000, ce qui signifie également que les prévisions initiales pour 2016 (80.000 à 90.000), tout comme celles des années précédentes, ne sont pas atteintes. En mai, Tesla a levé 1,46milliard USD par l'émission de 6,8millions de nouvelles actions au prix unitaire de 215USD. Ce qui vient s'ajouter aux 1,44milliard USD que l'entreprise avait en caisses au terme du premier trimestre. À ce moment, l'endettement totalisait 3,4milliards USD. Tesla prévoit 2,25milliards USD d'investissements dans le Model 3, qui fait déjà l'objet de 373.000réservations. Depuis l'introduction en Bourse il y a six ans, Tesla a déjà récolté plus de 4,5milliards USD. Le premier trimestre s'est clos sur une perte de 282,3millions USD. ConclusionTesla est un récit de croissance intéressant, mais le groupe doit urgemment répondre à ses propres objectifs. Tesla et son CEO ont beau disposer d'une grande crédibilité sur Wall Street, celle-ci n'est pas inépuisable. Les incertitudes sont trop nombreuses actuellement pour que nous soyons positifs à l'égard de l'action.Conseil : vendreRisque : élevéRating : 3C