Récemment, Telenor a annoncé vouloir se délester de la participation de 33% dans Vimpelcom, actif sur 14 marchés de télécoms (surtout la Russie et de nombreux pays de l'ex-Union soviétique) et coté sur le NYSE. Officiellement pour pouvoir se concentrer sur ses marchés principaux. Chacun sait que dans cette région actuellement, les affaires sont difficiles, et Telenor semble même estimer que le jeu n'en vaut plus du tout la chandelle. En cas de vente, une moins-value sera comptabilisée, car la valeur de la part dans Vimpelcom est inférieure d'environ 30% à sa valeur comptable. Ceci étant dit, Telenor connaît une franche croissance. C'est bien plus que la plus grande compagnie de télécoms d'Europe du No...

Récemment, Telenor a annoncé vouloir se délester de la participation de 33% dans Vimpelcom, actif sur 14 marchés de télécoms (surtout la Russie et de nombreux pays de l'ex-Union soviétique) et coté sur le NYSE. Officiellement pour pouvoir se concentrer sur ses marchés principaux. Chacun sait que dans cette région actuellement, les affaires sont difficiles, et Telenor semble même estimer que le jeu n'en vaut plus du tout la chandelle. En cas de vente, une moins-value sera comptabilisée, car la valeur de la part dans Vimpelcom est inférieure d'environ 30% à sa valeur comptable. Ceci étant dit, Telenor connaît une franche croissance. C'est bien plus que la plus grande compagnie de télécoms d'Europe du Nord (Norvège, Suède et Danemark). Le géant norvégien des télécommunications a aussi acquis des positions importantes en Europe centrale et en Europe de l'Est, ainsi qu'en Asie. Outre les trois marchés nord-européens précités, Telenor affiche une présence significative dans dix autres pays. L'an dernier, Telenor s'est acheté une première position sur le marché bulgare, en acquérant le numéro deux Globul. L'opération porte sa présence en Europe centrale et de l'Est à quatre pays, puisque Telenor est déjà bien implantée en Hongrie, en Serbie et au Monténégro. Mais Telenor est aussi très actif en Asie, où il a réalisé 52% de son chiffre d'affaires (CA) au 2e trimestre. Telenor est ainsi leader au Bangladesh (par le biais de la compagnie GrameenPhone), numéro 2 au Pakistan et en Thaïlande (via dtac), numéro 3 en Malaisie (DiGi) et numéro 7 en Inde. Dans ce pays, la part de marché ne dépasse pas 4%, mais Telenor se concentre sur 6 Etats, où vivent quelque 600 millions d'Indiens. De plus, Telenor a acquis l'an dernier une licence qui lui a permis de faire son entrée sur un sixième marché asiatique, le Myanmar, où la pénétration de la téléphonie mobile est inférieure à 10%. En Malaisie et en Thaïlande, le taux de pénétration oscille déjà entre 80 et 100%, mais en Inde et au Bangladesh, il ne dépasse pas 50%. Malgré des problèmes réglementaires nombreux, l'Asie reste un marché de croissance. Telenor est parvenu à recruter des dizaines de millions de nouveaux clients au cours de ces dernières années, principalement en Asie. Ainsi le nombre de clients mobiles s'est-il hissé, en sept ans et demi, de 80 (en 2008) à 189 millions (mi-2015). Son expansion en Asie centrale et de l'Est permet à Telenor d'enregistrer une croissance stable, comme le démontre à nouveau le 2e trimestre de cette année : la croissance organique (hors acquisitions/désinvestissements) est ressortie à un solide 6,0%. Pour la première fois, son CA a dépassé le cap des 30 milliards de couronnes norvégiennes (NOK) au 1er semestre. Malgré une marge d'EBITDA légèrement inférieure (cash-flow opérationnel; 35% pour le 1er semestre 2015, contre 37%), l'EBITDA s'est hissé à un nouveau record de 10,57 milliards NOK. Le bénéfice opérationnel (EBIT) a progressé à 6,4 milliards NOK et le bénéfice net s'est établi à 2,42 NOK par action (contre 1,54 NOK par action au 2e trimestre 2014). ConclusionLe titre s'est effrité de quelque 15% depuis le début de l'été dans un contexte de malaise boursier généralisé. A plus de 15 fois le bénéfice attendu pour cette année et 14 fois celui de l'an prochain, un rendement de dividende attendu de 5% brut et un rapport valeur d'entreprise (EV)/EBITDA de moins de 7, l'action est à nouveau intéressante. D'où le relèvement de conseil. Nous réintégrons l'action en Sélection. Conseil: digne d'achatRisque: faibleRating: 1A