Il est vrai que les similitudes entre Telenor et notre 'Belgacom' en termes d'actionnariat sont réelles : l'Etat norvégien possède en effet près de 54% des actions. Mais Telenor est bien plus que la plus grande compagnie de télécoms d'Europe du Nord (Norvègre, Suède et Danemark). Le géant norvégien des télécommunications a aussi acquis des positions importantes en Europe centrale et de l'Est, ainsi qu'en Asie. Outre les trois marchés nord-européens précités, Telenor affiche une présence significative dans dix autres pays. L'an dernier, Telenor s'est acheté une première position sur le marché bulgare, en acquérant le numéro deux Globul. L'opération porte sa présence en Europe centrale et de l'Est à quatre pays, puis...

Il est vrai que les similitudes entre Telenor et notre 'Belgacom' en termes d'actionnariat sont réelles : l'Etat norvégien possède en effet près de 54% des actions. Mais Telenor est bien plus que la plus grande compagnie de télécoms d'Europe du Nord (Norvègre, Suède et Danemark). Le géant norvégien des télécommunications a aussi acquis des positions importantes en Europe centrale et de l'Est, ainsi qu'en Asie. Outre les trois marchés nord-européens précités, Telenor affiche une présence significative dans dix autres pays. L'an dernier, Telenor s'est acheté une première position sur le marché bulgare, en acquérant le numéro deux Globul. L'opération porte sa présence en Europe centrale et de l'Est à quatre pays, puisque Telenor est déjà bien implantée en Hongrie, en Serbie et au Monténégro. Son expansion en Asie et en Europe centrale et de l'Est permet à Telenor d'enregistrer une croissance stable, même si le dernier exercice a légèrement déçu, avec une croissance organique (hors acquisitions/désinvestissements) d'à peine 0,9% (l'objectif initial 2013 était de 2 à 4%). Ce résultat moindre a été en partie compensé par une hausse de la marge d'EBITDA (cash-flow opérationnel; 34,5% pour 2013). Une croissance qui permet également de relever le dividende chaque année (de 2,50 NOK par action pour l'exercice 2006 à 7 NOK par action pour 2013; +17% par rapport à 2012), pour un rendement de dividende brut de plus de 5%. Avec une croissance organique du chiffre d'affaires (CA) limitée et une marge d'EBITDA stable, la direction se montre prudente pour cette année. Le premier trimestre fut en tout cas légèrement plus intéressant : 1% de croissance du CA et une marge d'EBITDA de 35,1%. Il faut aussi signaler la croissance en Asie, où le groupe a réalisé l'an dernier 45% de son CA et 46% de son cash-flow opérationnel. Telenor est ainsi leader au Bangladesh (par le biais de la compagnie GrameenPhone) avec une part de marché de 47%, numéro 2 au Pakistan et en Thaïlande (via dtac), numéro 3 en Malaisie (DiGi) et numéro 7 en Inde. Dans ce pays, la part de marché ne dépasse pas 4%, mais Telenor se concentre sur six états, où vivent quelque 600 millions d'Indiens. De plus, Telenor a récemment acquis une licence qui lui permettra de faire son entrée (courant 2014) sur un 6e marché asiatique, le Myanmar, où la pénétration de la téléphonie mobile atteint à peine 7% ! En Malaisie et en Thaïlande, le taux de pénétration oscille déjà entre 80 et 100%, mais en Inde et au Bangladesh, il ne dépasse pas 40%. Malgré une concurrence rude et des problèmes réglementaires nombreux, l'Asie reste un marché de croissance. Telenor est ainsi parvenu à recruter 6 millions de nouveaux clients au cours du seul premier trimestre, principalement en Asie. En 2013, il a attiré 17 millions de clients supplémentaires. Ainsi le nombre de clients mobiles a-t-il plus que doublé en plus de six ans (2008-T1 2014, de 80 à 172 millions). C'est la seule manière pour Telenor d'éviter une baisse du CA et des bénéfices. Telenor détient encore une participation de 33% dans la société Vimpelcom. Cotée sur le NYSE, elle active sur 18 marchés de télécommunications, surtout en Russie et dans plusieurs pays de l'ex-Union soviétique. ConclusionCes derniers mois, le cours s'est hissé de près de 20% alors que les prévisions de bénéfice pour cette année ont baissé. A près de 15 fois le bénéfice attendu pour cette année et un rapport valeur d'entreprise/cash-flow opérationnel de 8, l'action n'est plus intéressante. D'où l'abaissement de conseil. Nous sortons l'action de la Sélection. Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2A