Ces dernières semaines, l'action du câblo-opérateur implanté à Malines a plongé sous la barre des 40 EUR. En cause : les incertitudes relatives au dividende futur et des préoccupations concernant la croissance à plus long terme. En outre et comme nous l'avions déjà indiqué précédemment, l'action Telenet était tout simplement devenue trop chère. La publication des derniers résultats trimestriels n'a pas apporté de clarté sur la future politique en matière de rétribution des actionnaires. Telenet ne limite pas les dividendes au montant des cash-flows libres. Ces dernières années, le groupe a également profité des taux bas pour financer sa généreuse politique de divid...

Ces dernières semaines, l'action du câblo-opérateur implanté à Malines a plongé sous la barre des 40 EUR. En cause : les incertitudes relatives au dividende futur et des préoccupations concernant la croissance à plus long terme. En outre et comme nous l'avions déjà indiqué précédemment, l'action Telenet était tout simplement devenue trop chère. La publication des derniers résultats trimestriels n'a pas apporté de clarté sur la future politique en matière de rétribution des actionnaires. Telenet ne limite pas les dividendes au montant des cash-flows libres. Ces dernières années, le groupe a également profité des taux bas pour financer sa généreuse politique de dividende à l'aide de dettes supplémentaires. En principe, une telle stratégie ne pose pas de problème tant que les cash-flows sont suffisamment élevés et que les engagements pris avec les créanciers sont respectés. Et la position de Telenet est assez confortable à cet égard. La dette totale s'élevait à 3,6 fois le cash-flow opérationnel ajusté ou EBITDA à la fin du trimestre. Le câblo-opérateur peut porter ce ratio à 4,5 s'il le souhaite. Les moyens supplémentaires ne sont pas réservés aux dividendes. Telenet peut éventuellement lancer un programme de rachat d'actions propres, et une nouvelle acquisition n'est pas exclue. Il a déboursé 58 millions EUR pour une participation de 50% dans De Vijver Media, l'entreprise propriétaire de la maison de production Woestijnvis et des chaînes de télévision Vier et Vijf. L'objectif est de faire le plein de contenu dans la perspective de l'arrivée du service de streaming Netflix en Belgique le mois prochain. Le directeur John Porter a promis de faire la clarté sur la politique de dividende fin septembre. L'Australien a laissé entendre qu'un versement supplémentaire était largement envisageable. Ce qui ravira aussi l'actionnaire principal américain Liberty Global. Pour l'ensemble de l'exercice, le groupe table sur des cash-flows libres compris entre 230 et 240 millions EUR. Le chiffre d'affaires (CA) a progressé d'à peine 3,4% au 2e trimestre, alors que l'on escomptait 5%. La croissance du CA n'a ainsi pas dépassé 3,1% sur l'ensemble du 1er semestre. Telenet a abaissé ses prévisions de croissance pour l'ensemble de l'exercice de 5 à 7% à 4 à 5%. Une décision qui s'explique par la baisse des ventes de téléphones mobiles, qui ont reculé de 9%. Rien de grave au vu de la faiblesse des marges dans cette activité. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les prévisions en matière d'EBITDA (croissance de 5 à 6%) ont été maintenues. L'an dernier, le CA et l'EBITDA avaient encore progressé de respectivement 10,2% et 8,3%. L'arrivée à maturité de certains marchés pèse donc sur la croissance. Telenet se fait fort de pouvoir maintenir une croissance du CA autour de 5% à long terme. La hausse du nombre d'abonnés pour la télévision numérique et Internet haut débit reste inférieure aux attentes. Le CA moyen par utilisateur (ARPU) a cependant gagné 5%, à 49,7 EUR. ConclusionUn ralentissement de la croissance du CA de Telenet paraît inévitable au cours des années à venir. Le défi consiste donc à accélérer la croissance des bénéfices sur des marchés matures. A 10 fois l'EBITDA ajusté, l'action reste chère. Mais vu les versements attendus et la baisse des cours, nous relevons notre conseil.Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2B