Sur le plan opérationnel, le groupe n'a pas signé une performance exceptionnelle, au 3e trimestre. Mais la présentation, en marge de celle des résultats, de la nouvelle politique de rémunération des actionnaires, a été bien accueillie.
...

Sur le plan opérationnel, le groupe n'a pas signé une performance exceptionnelle, au 3e trimestre. Mais la présentation, en marge de celle des résultats, de la nouvelle politique de rémunération des actionnaires, a été bien accueillie. Jusqu'à présent, Telenet, dans des circonstances de marché normales, s'engageait à reverser sous la forme de dividende 50 à 70% du cash-flow disponible. Pour l'exercice 2019, le dividende par action a ainsi atteint 1,875 euro. Telenet promet qu'il se montera désormais à 2,75 euros au minimum, soit un versement de 65% du cash-flow disponible. Pour 2020, il est payable en deux fois 1,375 euro, en décembre puis en mai. Or le consensus ne s'attendait qu'à un relèvement du dividende à 2,2 euros. Le rendement de Telenet s'approche désormais de celui de l'action Proximus - mais Proximus reverse davantage que le cash-flow disponible, une stratégie qui ne nous paraît pas durable. En revanche, Telenet affiche un endettement bien plus élevé (5,48 milliards d'euros, à la fin du 3e trimestre). L'échéance moyenne des emprunts a diminué, à 7,8 ans. Le ratio d'effet de levier (dette/cash-flow opérationnel ou Ebitda) reste proche de quatre, comme au 2e trimestre. Autre bonne nouvelle, Telenet a aussi relevé ses perspectives d'Ebitda pour l'intégralité de l'exercice: il sera stable (2019: 1,37 milliard d'euros), et non pas en recul de 1%. Le chiffre d'affaires (CA) est, lui, toujours attendu en baisse de2 % (2019: 2,57 milliards d'euros). Au 3e trimestre, ce dernier s'est contracté de près de 2% en un an, à 638 millions d'euros, dépassant légèrement le consensus (636 millions). Telenet a vu ses revenus du roaming diminuer et a vendu moins de smartphones. La filiale De Vijver Media (qui regroupe les chaînes de télévision Vier, Vijf et Zes ainsi que la maison de production Woestijnvis) a subi une diminution des recettes publicitaires. La téléphonie, fixe et mobile, a pour sa part dépassé les attentes. Telenet compte 22.000 nouveaux abonnés mobiles supplémentaires et le segment professionnel s'est aussi bien défendu. Telenet a su séduire 10.000 clients supplémentaires pour son offre large bande, non sans concéder un certain nombre de réductions, toutefois. Le CA moyen par utilisateur s'est légèrement accru, à 58,2 euros, grâce à la hausse des tarifs et au succès des offres groupées. L'Ebitda a reculé de 1,9%, à 343 millions d'euros (339 millions attendus), du fait notamment de la hausse des frais de marketing et de personnel, et à 53,8%, la marge d'Ebitda est légèrement plus basse qu'un an plus tôt (54,1%).A l'issue du 2e trimestre, le cash-flow disponible s'élevait à -5,4 millions d'euros, paiement de l'impôt sur les sociétés et des crédits fournisseurs inclus. Pour l'ensemble de l'exercice, Telenet le voit désormais dans le bas de la fourchette de prévisions annoncée précédemment (415-435 millions d'euros), ce qui serait toujours supérieur au niveau de 2019 (391 millions). Au terme des neuf premiers mois de 2020, il s'élevait à 258,5 millions. A l'instar des autres opérateurs télécom, le groupe va devoir investir massivement dans la 5G, ces prochaines années.Le léger relèvement de l'Ebitda prévisionnel pour 2020 et l'annonce du versement d'un dividende plus élevé qu'attendu ont fait rebondir l'action. La croissance ne sera pas au rendez-vous à court terme, et ces prochaines années, Telenet va devoir investir de plus en plus. Une nouvelle consolidation du secteur ne nous surprendrait vraiment pas. Pour son dividende attrayant, Telenet est digne d'achat. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 33,8 eurosMarché: Euronext BruxellesCode ISIN: BE0003826436Ticker: TNET BBCapit. boursière: 3,8 milliards EURC/B 2019: 10C/B attendu 2020: 9Perf. cours sur 12 mois: -22%Perf. cours depuis le 01/01: -17%Rendement du dividende: 8,1%