En février, le CEO du groupe, John Porter, a anéanti l'espoir des actionnaires de percevoir un dividende: il a décidé de ne plus contracter de dettes supplémentaires, du moins temporairement. Telenet souffre sur le marché belge des télécommunications, où rivalisent les acteurs traditionnels - Proximus et Orange Belgium - et de nouveaux arrivants proposant des services de streaming (Netflix). C'est d'ailleurs en raison de cette concurrence que le groupe n'a, pour une fois, pas augmenté ses tarifs au début de cette an...

En février, le CEO du groupe, John Porter, a anéanti l'espoir des actionnaires de percevoir un dividende: il a décidé de ne plus contracter de dettes supplémentaires, du moins temporairement. Telenet souffre sur le marché belge des télécommunications, où rivalisent les acteurs traditionnels - Proximus et Orange Belgium - et de nouveaux arrivants proposant des services de streaming (Netflix). C'est d'ailleurs en raison de cette concurrence que le groupe n'a, pour une fois, pas augmenté ses tarifs au début de cette année. Au terme du premier trimestre, tant le chiffre d'affaires que les cash-flows d'exploitation (Ebitda) de Telenet se sont révélés en deçà des prévisions moyennes des analystes. Et pour couronner le tout, Alexander de Croo, le ministre des Télécommunications, a annoncé son intention d'autoriser l'arrivée d'un quatrième opérateur mobile sur le marché belge. L'an prochain, les nouvelles licences seront mises aux enchères. Naturellement, l'arrivée d'un nouvel acteur aura pour effet d'accroître encore la pression sur les marges. Le semestre entamé devrait malgré tout être meilleur que le premier pour le groupe de télécommunications. Telenet a en effet fini par augmenter ses tarifs fin juin. En fonction de la formule, les prix augmentent de 1 à 3 euros, ce qui ne manquera pas de se répercuter favorablement sur son chiffre d'affaires. En outre, la direction a lancé un programme de rachat d'actions propres (à concurrence de 300 millions d'euros au maximum), lequel devrait exercer une influence positive sur le bénéfice par action (environ +2%). De plus, un programme d'investissement arrivant à son terme l'an prochain et parce que Telenet génère toujours des cash-flows élevés, la direction a tendu une carotte aux actionnaires: elle leur a promis de revenir, au deuxième semestre, sur un sujet qui leur tient à coeur, les prochaines rémunérations. Le tout dépendra bien entendu de l'issue des dossiers d'acquisition en cours (Brutélé, Voo). Le groupe a en tout cas confirmé ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice. Le chiffre d'affaires devrait rester stable et l'Ebitda progresser de 7 à 8%. Les résultats du deuxième trimestre seront publiés le 1er août. Après la baisse spectaculaire du cours, ces derniers mois, nous ne recommandons plus de vendre l'action. Conseil : conserver/attendreRisque : moyenRating : 2BCours : 40,24 eurosMarché : Euronext BruxellesCode ISIN : BE0003826436Ticker : TNET BBCapit. boursière : 4,9 milliards EURC/B 2017 : 62C/B attendu 2018 : 16,9Perf. cours sur 12 mois : -28 %Perf. cours depuis le 01/01 : -29 %Rendement du dividende : -