Poursuivant sur l'élan acquis au 1er trimestre, Telenet a fait mieux que prévu au 2e. Son chiffre d'affaires (CA) s'est établi à 642,4 millions d'euros (+3,7% en glissement annuel), alors que le consensus misait sur 633 millions. Cette progression s'explique surtout par l'augmentation de 15% des "autres revenus", dont les revenus d'interconnexion et d'itinérance. Telenet a également attiré davantage de clients mobiles. En revanche, l'accord de collaboration avec Fluvius pour le déploiement du réseau de fibre optique n'est toujours pas finalisé. A 354,5 millions d'euros (+2% d'une année sur l'autre), le bénéfice opérationnel ajusté (Ebitda) a lui aussi fait mieux que le consensus (347,5 millions). Le cash-flow disponible (78,5 millions) a cédé plus ...

Poursuivant sur l'élan acquis au 1er trimestre, Telenet a fait mieux que prévu au 2e. Son chiffre d'affaires (CA) s'est établi à 642,4 millions d'euros (+3,7% en glissement annuel), alors que le consensus misait sur 633 millions. Cette progression s'explique surtout par l'augmentation de 15% des "autres revenus", dont les revenus d'interconnexion et d'itinérance. Telenet a également attiré davantage de clients mobiles. En revanche, l'accord de collaboration avec Fluvius pour le déploiement du réseau de fibre optique n'est toujours pas finalisé. A 354,5 millions d'euros (+2% d'une année sur l'autre), le bénéfice opérationnel ajusté (Ebitda) a lui aussi fait mieux que le consensus (347,5 millions). Le cash-flow disponible (78,5 millions) a cédé plus de 50% en un an mais, grâce au paiement d'une facture fiscale de 95,6 millions d'euros, il surclasse les attentes. Malgré un 1er semestre satisfaisant, Telenet maintient ses prévisions annuelles inchangées. Il pronostique une évolution plus lente du CA et de l'Ebitda au 2e semestre, en raison d'une augmentation des dépenses. Il vise une croissance du CA de 1% (consensus: 2,595 milliards), une augmentation de l'Ebitda de 1% à 2% (consensus: 1,37 milliard, soit une croissance annualisée de 1,8%) et un cash-flow disponible de 420-440 millions d'euros. Le groupe compte parmi les cinq soumissionnaires dans le dossier Voo. Une reprise ferait de lui un acteur national et, surtout, lui ouvrirait de nouvelles perspectives de croissance. Mais les concurrents, dont Orange Belgique et le fonds d'investissement américain Warburg Pincus, sont coriaces - Warburg vient d'acheter, en compagnie d'Apax, T-Mobile Nederland à Deutsche Telekom et Tele2. Nethys, l'intercommunale wallonne propriétaire de Voo, vend la moitié plus une action ou 75% moins une action, au choix des candidats. Voo a clos l'exercice 2020 sur un Ebitda de 200 millions d'euros; il est valorisé à 1,4 milliard d'euros, soit 7 fois l'Ebitda. Warburg et Apax ont payé 9 fois l'Ebitda de T-Mobile. Le français Orange avait offert (en vain) 5 fois celui de sa filiale Orange Belgique. Le futur propriétaire de Voo s'acquittera donc d'un montant compris entre 700 millions et 1 milliard d'euros. Nethys tranchera sur la base de l'expérience et de la volonté d'investir dans le réseau câblé wallon, entre autres. Or Warburg, qui a en portefeuille des sociétés de télécommunications dans plusieurs marchés émergents, est loin d'être un nouveau-venu dans le secteur. Sur le plan financier aussi, les fonds semblent avoir l'avantage: les opérateurs télécom doivent investir énormément dans la 5G et la fibre optique, tout en versant un généreux dividende alors qu'en période de taux bas, les fonds d'investissement, en quête de rendement, peuvent se montrer prodigues. Rappelons également que Telenet est lourdement endetté. Les liquidités disponibles s'élevaient au 30 juin à 650 millions d'euros; sa dette nette, de 5,47 milliards d'euros, correspond à 4 fois l'Ebitda des quatre trimestres précédents. Le dividende est fixé à 2,75 euros par action. Le groupe devrait donc creuser davantage encore sa dette pour pouvoir s'offrir Voo.Les investisseurs attendent d'en savoir plus - à l'automne, sans doute - sur l'acquisition de Voo et sur l'arrivée éventuelle d'un quatrième opérateur mobile. La valeur de l'entreprise (EV) s'établit à 6,6 fois l'Ebitda escompté, soit le bas de la fourchette dans le secteur. En attendant, les cash-flows permettent de continuer à verser un dividende attractif. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 31,72 eurosMarché: Euronext BruxellesCode ISIN: BE0003826436Ticker: TNET BBCapit. boursière: 3,6 milliards EURC/B 2020: 11C/B attendu 2021: 9,5Perf. cours sur 12 mois: 0%Perf. cours depuis le 01/01: -9%Rendement du dividende: 8,7%