Ne vous laissez pas berner par les quelques stars de la tech qui font la pluie et le beau temps en Bourse: plusieurs secteurs ne suivent pas du tout la hausse. Les acteurs télécoms, par exemple, sont restés sur la touche ces derniers mois. Pour le marché, le cash-flow stable (et élevé) découlant des abonnements ne pèse pas assez lourd face à la concurrence accrue (et donc la pression sur les marges) et les investissements élevés. En outre, les ventes sont sous pression depuis la crise sanitaire, et surtout au 2e trimestre, avec la fermeture des magasins physiques et le retard pris par le déploiement de nouvelles installations.
...

Ne vous laissez pas berner par les quelques stars de la tech qui font la pluie et le beau temps en Bourse: plusieurs secteurs ne suivent pas du tout la hausse. Les acteurs télécoms, par exemple, sont restés sur la touche ces derniers mois. Pour le marché, le cash-flow stable (et élevé) découlant des abonnements ne pèse pas assez lourd face à la concurrence accrue (et donc la pression sur les marges) et les investissements élevés. En outre, les ventes sont sous pression depuis la crise sanitaire, et surtout au 2e trimestre, avec la fermeture des magasins physiques et le retard pris par le déploiement de nouvelles installations. En matière de téléphonie mobile, la diminution du trafic international a amputé les recettes de roaming. Depuis son acquisition de De Vijver Media, Telenet possède plusieurs chaînes de télévision et a donc subi la baisse des recettes publicitaires. Le chiffre d'affaires (CA) trimestriel s'est tassé de 5,4% sur un an entre avril et juin, à 619,2 millions d'euros, manquant le consensus de près de 2%. Seuls les services à large bande et la téléphonie fixe ont dépassé les attentes. Le nombre d'abonnés à la téléphonie mobile a augmenté moins vite que prévu, mais la perte de clientèle diminue aussi sur base trimestrielle et annuelle. Le CA moyen par utilisateur a augmenté de 2,1%, à 58,4 euros, sous l'effet combiné d'une hausse des prix, d'une part plus importante des clients haut débit dans le CA et d'une augmentation du nombre de clients multiproduits. Telenet a réduit notamment ses frais de vente et de marketing, ses frais de personnel et ses frais de sous-traitance et de services professionnels. Ainsi l'Ebitda est-il, à 352,4 millions d'euros, resté pratiquement au niveau de celui de l'an dernier et a-t-il dépassé le consensus de 2,7 %. La marge d'Ebitda est dès lors passée de 54 % à 56,9 % (54,4 % attendus) en un an. La direction, qui tablait initialement sur un CA stable et une légère hausse du cash-flow opérationnel (Ebitda) ajusté pour 2020, estime depuis juillet que la pandémie fera chuter les ventes d'environ 2% et l'Ebitda de 1%. Elle attend une amélioration au second semestre mais place délibérément la barre très bas. Dans un contexte de marché normal, Telenet distribue 50 à 70% du cash-flow disponible sous la forme de dividendes. Pour l'exercice 2019, cela représentait un dividende de 1,875 euro par action. Le cash-flow disponible au deuxième trimestre s'est élevé à 180,5 millions d'euros, portant le total du premier semestre à 263,9 millions. Pour l'exercice, ce cash-flow sera au moins égal à celui de 2019 (391 millions d'euros), et partant, le dividende sera stable. Telenet vise le bas de la fourchette précédemment prévue de 415 à 435 millions d'euros. Au terme du premier semestre, le câblo-opérateur disposait de 629 millions d'euros de liquidités. Après le versement du dividende final en mai (142,3 millions d'euros), la dette du groupe s'élevait à 5,66 milliards d'euros. Le ratio de levier net (dette/Ebitda) reste donc proche de 4. Toutes les dettes en cours ont été converties à un taux d'intérêt fixe (3,1%) et leur durée moyenne a encore diminué, à 8 ans.Le deuxième semestre s'annonçant sans fermeture de magasin ni retard d'installation, Telenet devrait pouvoir honorer ses prévisions annuelles. Depuis la récente chute du cours de l'action (-20% depuis juin), la valorisation est retombée à 6,5 fois l'Ebitda, nettement sous la moyenne historique, alors que le rendement brut atteint 5,8%. Une prise de position dans Telenet est donc justifiée. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 31,8 eurosMarché: Euronext BruxellesCode ISIN: BE0003826436Ticker: TNET BBCapit. boursière: 3,7 milliards EURC/B 2019: 9,5C/B attendu 2020: 9Perf. cours sur 12 mois: -19%Perf. cours depuis le 01/01: -20%Rendement du dividende: 5,8%