La semaine dernière, Technip a fait l'actualité financière en lançant une offre de 1,47 milliard EUR sur CGG. Une offre qui a été rejetée et fait à nouveau plonger le cours de Technip. Pourtant, le spécialiste français des services pétroliers étudiait le dossier depuis plusieurs mois déjà. Après la publication de chiffres trimestriels supérieurs aux prévisions par CGG au terme du 3etrimestre, nous avons pris contact avec Jean-Georges Malcor, directeur (CEO) de CGG mais celui-ci n'a pas souhaité nous répondre. Lorsque Halliburton a lancé une offre sur Baker Hughes, le CEO Thierry Pilenko a décidé de lancer une offre concrète et de demander un dialogue constructif, qui est apparemment sout...

La semaine dernière, Technip a fait l'actualité financière en lançant une offre de 1,47 milliard EUR sur CGG. Une offre qui a été rejetée et fait à nouveau plonger le cours de Technip. Pourtant, le spécialiste français des services pétroliers étudiait le dossier depuis plusieurs mois déjà. Après la publication de chiffres trimestriels supérieurs aux prévisions par CGG au terme du 3etrimestre, nous avons pris contact avec Jean-Georges Malcor, directeur (CEO) de CGG mais celui-ci n'a pas souhaité nous répondre. Lorsque Halliburton a lancé une offre sur Baker Hughes, le CEO Thierry Pilenko a décidé de lancer une offre concrète et de demander un dialogue constructif, qui est apparemment soutenu par l'Etat français. Technip entend clairement devenir un consolidateur européen dans le secteur. Pilenko est d'ailleurs l'ancien CEO de Veritas, avec lequel CGG a fusionné en 2007. Il connaît donc bien l'activité et même l'entreprise. Technip est un acteur déterminant qui possède d'importants atouts. Le premier est un vaste domaine d'activités. La première activité (division Offshore/Onshore) consiste à installer des plateformes pétrolières en mer, la deuxième concerne surtout le GNL et le gaz de schiste. La division Subsea, de son côté, opère dans le domaine des conduites flexibles. Presque tous les géants gaziers et pétroliers nationaux et internationaux sont d'ailleurs clients du fournisseur français de services pétroliers. Deuxième atout du groupe : sa présence mondiale. Technip est actif sur tous les continents, depuis des décennies. Les résultats du 3etrimestre étaient solides, même si l'on ne peut évidemment passer outre les marges bénéficiaires en baisse. Le chiffre d'affaires (CA) du groupe après 9 mois s'élève à 7,9 milliards EUR (4,3 milliards pour la division Offshore/Onshore et 3,6 milliards pour Subsea), soit une hausse de 16,2% par rapport à la même période entre janvier et septembre de l'an dernier. Malgré cette belle hausse du CA, le résultat opérationnel (EBIT) a baissé de 4,7%, à 601,4 millions EUR, ce qui suppose un effritement de la marge d'EBIT de 9,3 à 7,6% au niveau du groupe, de 5,3% (dans la fourchette ajustée de 5 à 6%) pour Offshore/Onshore et de 12,2% pour Subsea. En revanche, le carnet de commandes, à 19,3 milliards EUR, est proche du chiffre record de 19,9 milliards EUR de fin juin et est supérieur de 31% à celui de l'an dernier. La direction de l'entreprise a confirmé pour l'ensemble de l'exercice qu'elle atteindrait une marge d'EBIT d'au moins 12% pour un CA compris entre 4,6 et 4,9 milliards EUR pour Subsea. Dans l'offshore/onshore, les prévisions de CA pour cette année sont situées entre 5,55 et 5,8 milliards EUR et celles de marge d'EBIT entre 5 et 6%. Pour 2015, Technip demeure plus optimiste pour Subsea, où il prévoit une hausse des marges vers 15 à 17% et un CA supérieur à 5 milliards EUR ; dans l'offshore/onshore, les prévisions de CA atteignent environ 6 milliards EUR, mais avec des marges stables. A 14 fois le bénéfice attendu pour 2014 et à peine 6 fois le rapport entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel (EBITDA), l'action est bon marché, surtout compte tenu de la croissance escomptée du bénéfice pour 2015.ConclusionReste à savoir si l'acquisition de CGG aura bel et bien lieu. Selon nous, la probabilité est supérieure à 50%. Nous intégrons à nouveau le titre en Sélection, et l'action devient candidate au portefeuille.Conseil: digne d'achatRisque: moyenneRating: 1B