Chez Suedzucker (Südzucker en allemand), on sait depuis longtemps que le prix du sucre peut connaître des hauts comme des bas. C'est pourquoi les activités du groupe, qui est majoritairement détenu par des cultivateurs (quelque 30.000) de betterave sucrière, ne se limitent pas au sucre. Suedzucker s'est diversifié au cours des dix dernières années dans la production de bioéthanol (par l'intermédiaire de sa filiale cotée en Bourse Crop Energies, l'un des plus grands acteurs européens du secteur), dans les préparations à base de fruits (leader mondial) et concentrés de jus de fruits (leader européen) ainsi que dans les produits spéciaux (notamment le leader européen de la pizza surgelée). Des activités qui, toutefois, ne sont pas toutes aussi rentables que l'activit...

Chez Suedzucker (Südzucker en allemand), on sait depuis longtemps que le prix du sucre peut connaître des hauts comme des bas. C'est pourquoi les activités du groupe, qui est majoritairement détenu par des cultivateurs (quelque 30.000) de betterave sucrière, ne se limitent pas au sucre. Suedzucker s'est diversifié au cours des dix dernières années dans la production de bioéthanol (par l'intermédiaire de sa filiale cotée en Bourse Crop Energies, l'un des plus grands acteurs européens du secteur), dans les préparations à base de fruits (leader mondial) et concentrés de jus de fruits (leader européen) ainsi que dans les produits spéciaux (notamment le leader européen de la pizza surgelée). Des activités qui, toutefois, ne sont pas toutes aussi rentables que l'activité sucrière.Suedzucker a clos son exercice 2017-2018 le 31 mars dernier. Son activité sucrière a livré au troisième trimestre 46% du chiffre d'affaires (CA) et 37% du bénéfice d'exploitation (Ebit) du groupe. Lorsqu'il y a suroffre de sucre et partant, que les prix chutent au niveau mondial, comme c'est le cas actuellement, le bénéfice du groupe allemand est très affecté. De septembre à novembre 2017, le CA total s'est accru de 6,4% (de 1,70 à 1,81 milliard d'euros, surtout grâce à une hausse du CA de 9,2% dans le segment Sucre, de 761 à 831 millions d'euros). Mais l'Ebit s'est tassé au troisième trimestre de 13,1% (de 118 à 103 millions d'euros), malgré une légère hausse de l'Ebit dans l'activité sucrière (Ebit passé de 36 à 38 millions d'euros). Dans les trois autres segments (Bioéthanol, Préparations, Spécialités) l'Ebit a en effet été sous pression. L'activité sucrière a donc contribué le plus à l'Ebit. Au niveau du groupe, sur 12 mois, on note toutefois une érosion de la marge d'Ebit, de 6,9 à 5,7%. Le bénéfice net par action a plongé au troisième trimestre de 0,36 à 0,16 euro. Après trois trimestres, au cours de l'exercice 2017-2018 récemment bouclé, on constate une augmentation du CA de 8,1% (de 4,9 milliards à 5,3 milliards d'euros) et de l'Ebit de 6,9% (de 356 à 380 millions d'euros). Cependant, après neuf mois, le bénéfice par action est en repli de 11,2%, à 0,79 euro (contre 0,89 euro au terme de la même période à l'exercice précédent). La direction du groupe a déjà communiqué des résultats annuels provisoires pour l'exercice annuel en cours: un Ebit de 440 millions d'euros (EBIT prévisionnel compris entre 425 et 500 millions d'euros; contre 426 millions d'euros à l'exercice 2016-2017) et un CA de quelque sept milliards d'euros (contre 6,5 milliards d'euros un an plus tôt). Un dividende inchangé de 0,45 euro brut par action sera versé. La direction a également formulé des perspectives pour l'exercice 2018-2019 tout juste entamé (qui s'achèvera le 31 mars 2019), lesquelles n'ont rien d'exceptionnel: un Ebit situé entre 100 et 200 millions d'euros - en conséquence d'une perte dans le segment Sucre - et un CA stable autour de 7 milliards d'euros.Notre dernière analyse de Suedzucker remonte à deux ans environ. Nous recommençons à suivre activement le titre, dont le cours a baissé nettement après une période faste. A environ 40 fois le bénéfice escompté pour l'exercice 2018-2019, l'action est certes loin d'être bon marché. Mais elle cote à 0,7 fois la valeur comptable, ce qui est admirable pour une société rentable. Le redressement de son cours n'est peut-être pas pour demain, mais nous revoyons d'ores et déjà notre conseil. Nous pourrions envisager d'intégrer l'action en portefeuille modèle. Les résultats définitifs seront publiés le 17 mai.Conseil : acheterRisque : moyenRating : 1BCours : 13,75 eurosTicker : SZU GRCode ISIN : DE0007297004Marché : FrancfortCapit. boursière : 2,81 milliards EURC/B 2016-2017 : 14,5C/B attendu 2017-2018 : 14Perf. cours sur 12 mois : -40 %Perf. cours depuis le 01/01 : -24 %Rendement du dividende : 3,3 %