Nul n'ignorait évidemment que l'exercice 2018-2019 (clos le 28/2) serait loin d'être brillant pour Südzucker. Les chiffres définitifs l'ont confirmé. Ce sont toutefois les résultats provisoires, publiés un mois plus tôt, qui avaient fait chuter le titre (-11,6%), lequel se redresse, néanmoins, à présent.
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Nul n'ignorait évidemment que l'exercice 2018-2019 (clos le 28/2) serait loin d'être brillant pour Südzucker. Les chiffres définitifs l'ont confirmé. Ce sont toutefois les résultats provisoires, publiés un mois plus tôt, qui avaient fait chuter le titre (-11,6%), lequel se redresse, néanmoins, à présent. A 6,754 milliards d'euros, le chiffre d'affaires (CA) est conforme aux prévisions (6,75 milliards) et situé en plein milieu de la fourchette annoncée de 6,6 à 6,9 milliards. Il a en revanche reculé de 3,3% en un an (6,983 milliards). Le bénéfice opérationnel (Ebit) évolue, lui, tout autrement. A 27 millions d'euros, il est certes légèrement plus élevé que les 25 millions annoncés lors de la publication des chiffres provisoires (marge d'Ebit: 0,4 %), mais il se situe tout en bas de la fourchette initialement pronostiquée (de 25 à 125 millions d'euros) par la direction. Il a considérablement souffert de la chute du cours du sucre en glissement annuel. Alors qu'à la moitié de l'exercice, il semblait devoir être divisé par deux, c'est finalement 94% qu'il aura cédés, trahissant un résultat opérationnel catastrophique au deuxième semestre. Les cash-flows opérationnels (Ebitda) s'établissent à 353 millions d'euros (350 millions environ provisoirement annoncés), soit 53% de moins que les 758 millions enregistrés au terme de l'exercice précédent. Le résultat net a de surcroît dû encaisser une nouvelle dépréciation, de 700 millions d'euros environ, dans l'activité sucrière, à quoi sont venus s'ajouter des frais de restructuration (150 millions d'euros, dont 100 millions au titre d'amortissement d'immobilisations). Le groupe achève donc l'exercice sur une perte nette de 761 millions d'euros, contre un bénéfice de 467 millions un an plus tôt. Pour l'actionnaire, ces chiffres se traduisent par une division par plus de deux du dividende, à 0,20 euro par action. Pour l'exercice 2019-2020, la direction confirme le CA prévisionnel de 6,7-7 milliards d'euros, soit un résultat inchangé en glissement annuel. Situé dans une fourchette de 0 à 100 millions d'euros, l'Ebit prévisionnel ne serait qu'en légère hausse en glissement annuel. Si le cours du sucre ne s'était effondré, le segment aurait achevé l'exercice sur une perte opérationnelle de 200 à 300 millions d'euros (-239 millions en 2017-2018). Pour les analystes, le cours a atteint un plancher et devrait désormais se redresser. Les prévisions tiennent également compte de 100 millions d'euros d'économies de coûts. Le premier producteur européen de sucre (36 millions de tonnes de betteraves transformées par an) a de tout temps été contrôlé par une coopérative de quelque 30.000 cultivateurs de betterave sucrière, qui détient 56% des actions. Il diversifie depuis une dizaine d'années ses activités dans le bioéthanol (par le biais de sa filiale cotée en Bourse CropEnergies), les préparations à base de fruits, les concentrés de fruits et les spécialités. Le titre, qui cote toujours sous la valeur comptable de la société (0,9 fois), continue à souffrir de l'afflux de mauvaises nouvelles. Il devrait se redresser ces prochaines années. Compte tenu, toutefois, de la faiblesse de la conjoncture boursière, il nous faut de temps à autre profiter de remontées pour réaliser une partie de notre investissement; c'est la raison pour laquelle nous prenons notre bénéfice sur les 100 actions achetées en mars. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 13,92 eurosTicker: SZU GRCode ISIN: DE0007297004Marché: FrancfortCapit. boursière: 2,84 milliards EURC/B 2018-2019: 110C/B attendu 2019-2020: 56Perf. cours sur 12 mois: -3%Perf. cours depuis le 01/01: +23% Rendement du dividende: 1,4%