A nouveau une réaction décevante du marché au trading update pour le 1er semestre de Standard Chartered pour l'exercice 2013-2014 (date de clôture de l'exercice : 30/9). La grande banque britannique, qui réalise l'essentiel de ses revenus opérationnels en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient, rencontre toujours des difficultés à court terme, à présent que la croissance en Asie ralentit et que des dépréciations de valeur doivent être réalisées sur le portefeuille de prêts personnels en Corée du Sud. Standard Chartered a réalisé une dépréciation de pas moins de 1 milliard USD sur l'activité dans ce pays asiatique, et a vendu également deux unités là-bas. Ces problèmes ont incité la banque ...

A nouveau une réaction décevante du marché au trading update pour le 1er semestre de Standard Chartered pour l'exercice 2013-2014 (date de clôture de l'exercice : 30/9). La grande banque britannique, qui réalise l'essentiel de ses revenus opérationnels en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient, rencontre toujours des difficultés à court terme, à présent que la croissance en Asie ralentit et que des dépréciations de valeur doivent être réalisées sur le portefeuille de prêts personnels en Corée du Sud. Standard Chartered a réalisé une dépréciation de pas moins de 1 milliard USD sur l'activité dans ce pays asiatique, et a vendu également deux unités là-bas. Ces problèmes ont incité la banque déjà précédemment à indiquer que le chiffre d'affaires (CA) pourrait baisser de "quelques pour cent" et le bénéfice entre 5 et 10% pour l'exercice en cours. Lors du trading update de la semaine dernière relatif aux 6 premiers mois, le CEO Peter Sands a lancé un avertissement sur bénéfice : le repli du bénéfice devrait plutôt ressortir à 15-20% car en Inde et à Singapour, en plus de la Corée du Sud, les résultats sont moins bons que prévu. Les chiffres semestriels définitifs seront connus le 6 août. Cela dit, le sponsor du club de football populaire Liverpool présente de belles perspectives à long terme, grâce à la croissance attendue du secteur bancaire dans ces régions (émergentes). Cette banque compte près de 90.000 collaborateurs et opère dans 68 pays. Elle est le fruit de la fusion, en 1969, de The Chartered Bank, orientée sur l'Asie, et de la Standard Bank, plutôt portée sur l'Afrique. La stratégie consiste avant tout à se concentrer sur les métiers de base, généralement sur les marchés émergents. Veiller à ce que les citoyens y ouvrent un compte et y placent leurs économies ou y souscrivent un emprunt. En outre, Standard Chartered veut être la banque modèle pour les entreprises qui souhaitent commercer avec ces pays émergents. Y compris pour les multinationales qui doivent souvent conclure des transactions d'affaires complexes dans lesquelles le savoir-faire international et l'expérience de Standard Chartered peuvent être très utiles. L'accent est placé sur la croissance organique, tant dans les grands que dans les plus petits pays. Dans une perspective de long terme, on commence à petite échelle dans un pays donné et on travaille progressivement à l'expansion des activités tout en veillant à conserver un bon mix de sources de revenus. La croissance n'est d'ailleurs pas spectaculaire uniquement dans les pays où sa présence était encore limitée il y a dix ans. A cette époque, Hong Kong réalisait 1,4 milliard de revenus. Pendant une décennie, les revenus y ont progressé de 150% à 3,4 milliards USD. Au cours de la période 2003-2012, le groupe a compté 10 années successives d'augmentation des revenus, des bénéfices et des dividendes. La croissance annuelle moyenne approche même les 15%. Inutile de préciser qu'un tel rythme est intenable au cours de la décennie à venir. Standard Chartered grandit et il lui est logiquement plus difficile de continuer à progresser au même rythme. ConclusionLes problèmes rencontrés sont locaux et temporaires. A plus long terme, le potentiel est intact. Nous avons misé trop tôt sur la valeur mais nous avions déjà indiqué il y a quelque temps que nous préférerions attendre que la situation se tasse quelque peu. La position en portefeuille est donc conservée. Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B