Avec entre autres Henkel et Fresenius SE, Adidas compte parmi les actions allemandes les plus performantes depuis plusieurs décennies. Après un passage à vide, dont GBL a profité pour acquérir une participation (la plus importante du holding belge, d'ailleurs), l'équipementier sportif a renoué avec la croissance grâce à Kasper Rorsted, passé de la tête de Henkel, qu'il a réussi à imposer aux Etats-Unis, le marché domestique de Nike, à la sienne en 2016.
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Avec entre autres Henkel et Fresenius SE, Adidas compte parmi les actions allemandes les plus performantes depuis plusieurs décennies. Après un passage à vide, dont GBL a profité pour acquérir une participation (la plus importante du holding belge, d'ailleurs), l'équipementier sportif a renoué avec la croissance grâce à Kasper Rorsted, passé de la tête de Henkel, qu'il a réussi à imposer aux Etats-Unis, le marché domestique de Nike, à la sienne en 2016.Comme Nike, Adidas tire profit, depuis plusieurs années, de l'engouement pour "l'athleisure", cette mode qui allie style et confort, laquelle consiste à combiner des vêtements ou chaussures de sport et des articles plus classiques. Selon le magazine Forbes, la tendance n'est pas près de s'essouffler. Pour autant, la crise sanitaire n'a pas épargné Adidas, l'an passé. Le 4e trimestre a toutefois dépassé les attentes tant des analystes que de la direction du groupe. Le chiffre d'affaires (CA) s'est établi à 5,55 milliards d'euros (bien plus que les 3,58 milliards d'euros réalisés au 2e trimestre, mais aussi 1% de mieux qu'au 4e trimestre de 2019, à cours de change constants), au-delà du consensus (5,475 milliards d'euros). Le 3e trimestre s'était achevé, lui, sur un CA inférieur de 7% en glissement annuel. Bien entendu, la hausse du CA au dernier trimestre de 2020 n'a pas suffi à compenser le recul accusé au cours des trimestres précédents. Le CA annuel est par conséquent descendu de 23,64 milliards d'euros en 2019 à 19,84 milliards d'euros en 2020, ou un repli de 16,1%. Cela dit, le CA cumulé sur les neuf premiers mois était, lui, encore de près de 20% inférieur à son niveau d'un an plus tôt. Le bénéfice opérationnel (Ebit) du 4e trimestre s'est établi à 225 millions d'euros; s'il est lui aussi supérieur au consensus (198 millions d'euros), il est en revanche inférieur de 20 millions d'euros à l'Ebit réalisé au dernier trimestre de 2019. L'Ebit annuel a pour sa part fait un grand plongeon (-71,8%): il est passé de 2,66 milliards d'euros en 2019 à 751 millions d'euros en 2020. Quant au résultat net de 2020, il a également dégringolé (-78%) par rapport à celui de l'année précédente, mais l'on notera l'évolution positive du second semestre: au terme de l'exercice, le groupe enregistrait un bénéfice net de 433 millions d'euros, ou 2,15 euros par action (en 2019: 1,98 milliard d'euros, ou 9,70 euros par action), alors qu'à l'issue du 1er semestre il déplorait une perte nette de 286 millions d'euros.Le CEO s'est montré optimiste pour 2021: le CA devrait avoisiner celui de 2019 et la marge opérationnelle revenir à un niveau "normal" de 9 à 10% après sa chute à 4,1% en 2020. Le bénéfice net devrait s'établir entre 1,25 et 1,45 milliard d'euros. Adidas est une action de croissance de qualité, l'une des plus performantes d'Europe, et est valorisée comme telle, à 34 fois le bénéfice et à un rapport valeur de l'entreprise (EV)/cash-flow opérationnel (Ebitda) de 18 attendus en 2021. Nous entendons la conserver dans le portefeuille modèle au-delà de 2021. Conseil: acheterRisque: faibleRating: 1ACours: 281 eurosTicker: ADS GYCode ISIN: DE000A1EWWW0Marché: FrancfortCapit. boursière: 56,32 milliards EURC/B 2020: 121C/B attendu 2021: 32Perf. cours sur 12 mois: +55%Perf. cours depuis le 01/01: -5%Rendement du dividende: 1%