Cette société canadienne est née de la scission des projets d'exploration de cuivre d'Equinox Gold en 2018, sous le nom de Solaris Copper. Elle s'échange sur le Venture Exchange Toronto depuis juillet 2020.
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Cette société canadienne est née de la scission des projets d'exploration de cuivre d'Equinox Gold en 2018, sous le nom de Solaris Copper. Elle s'échange sur le Venture Exchange Toronto depuis juillet 2020. Son portefeuille compte six projets de prospection de cuivre, dont certains en sont encore à un stade très précoce. C'est David Lowell, géologue de renom décédé l'année dernière, qui l'avait constitué. Il a découvert plus de 10 grands projets de cuivre, dont La Escondida, au Chili, la plus grande mine de cuivre du monde. Le projet phare de Solaris est Warintza, en Equateur, que le géologue a découvert en2001. Il recèlerait 126 millions de tonnes de minerai contenant 0,7% d'équivalent cuivre (0,56% de cuivre), une teneur en métal deux fois plus élevée que dans la plupart des projets de cuivre récents. Ce projet se prête à une exploitation minière à ciel ouvert, moins coûteuse que la souterraine, et les infrastructures essentielles (routes, eau, électricité) seraient aisément accessibles. L'exploration y a été interrompue par suite d'un conflit avec la population locale mais a repris en 2019, un accord global pour l'ensemble du cycle de vie du projet ayant été conclu. Solaris a ensuite intégré le groupe de gestion de sociétés d'exploration canadien Augusta, emmené par le très expérimenté Richard Warke. Au cours de la décennie écoulée, ce groupe a empoché une plus-value de 4,5 milliards de dollars canadiens (CAD) sur la cession de quatre entreprises. En 2020, six puits ont été forés à Warintza, qui devraient tous livrer jusqu'à 1% d'équivalent cuivre. Forte de cette nouvelle, Solaris a accru son capital. Elle a levé pas moins de 82,6 millions CAD, à 5,2 dollars CAD par action, en décembre, alors que ses liquidités disponibles s'élevaient déjà à 23 millions CAD, fin septembre. L'exploration sera accélérée cette année et s'étendra à la première des trois zones aurifères possibles que Solaris a identifiées en 2019; c'est pour cette raison que la dénomination de la société est devenue Solaris Resources fin 2019. Parmi les actionnaires de Solaris, citons, outre Richard Warke (président du conseil d'administration; 26% des parts), Equinox Gold (29%), Ross Beaty (4%) et Lukas Lundin (5%). Le soutien de ce dernier est important, dans la mesure où Lundin Gold exploite depuis 2019, non sans succès, la première grande mine d'or moderne en Equateur, depuis que le pays a ouvert ses portes aux sociétés minières internationales, en 2015. Nous avons mentionné six projets de prospection. Côtoient Warintza en pipeline, La Verde, au Mexique, projet estimé pour l'heure à 617 millions CAD (part de Solaris: 60%), deux projets au Chili et deux au Pérou, encore à un stade précoce. Ils sont tous prometteurs. Solaris Resources a vu la valeur de son action se multiplier par quatre depuis l'entrée en Bourse, récente. Cette performance impressionnante, l'entreprise la doit à la première estimation des ressources de Warintza, qui, on l'a vu, semble tout avoir pour devenir un mégaprojet (cuivre et or!). Grâce aux fonds levés en décembre, Solaris va pouvoir explorer à une vitesse supérieure, ce qui augure de nouveaux projets. La grande expérience de certains des actionnaires de l'entreprise est une autre raison de croire en Solaris. L'action est donc digne d'achat, mais compte tenu de la forte hausse de son cours en l'espace de quelques mois, nous recommandons un positionnement progressif. Conseil: acheterRisque: élevéRating: 1CCours: 6,64 dollars canadiensTicker: SLS CNCode ISIN: CA83419D2014Marché: TorontoCapit. boursière: 693,7 millions CADC/B 2020: -C/B attendu 2021: -Perf. cours sur 12 mois: +343%Rendement du dividende: -