L'ancien Systemat, dont est né Softimat, était autrefois un important fournisseur de produits et services informatiques réalisant un chiffre d'affaires (CA) de plus de 0,5 milliard EUR. Ces dernières années, le groupe a été démantelé et aujourd'hui, il ne reste plus de l'entreprise que ses bâtiments et ses liquidités. La division Infrastructure de Systemat a été vendue fin 2010 à la direction de l'époque. C'est à cette occasion que le nom de l'entreprise a également changé. Softimat a vendu le logiciel de comptabilité et de gestion Popsy à Viola Holding, une société construite autour des membres de la direction d'alors. Le prix de vente de 3 millions EUR s'est traduit en une plus-value de 1,6 million EUR pour...

L'ancien Systemat, dont est né Softimat, était autrefois un important fournisseur de produits et services informatiques réalisant un chiffre d'affaires (CA) de plus de 0,5 milliard EUR. Ces dernières années, le groupe a été démantelé et aujourd'hui, il ne reste plus de l'entreprise que ses bâtiments et ses liquidités. La division Infrastructure de Systemat a été vendue fin 2010 à la direction de l'époque. C'est à cette occasion que le nom de l'entreprise a également changé. Softimat a vendu le logiciel de comptabilité et de gestion Popsy à Viola Holding, une société construite autour des membres de la direction d'alors. Le prix de vente de 3 millions EUR s'est traduit en une plus-value de 1,6 million EUR pour Softimat. Depuis lors, la cotation en Bourse du groupe ne s'organise plus sur le marché à terme d'Euronext mais sur Alternext. La cotation sur ce marché semi-réglementé présente plusieurs avantages. Les actualisations trimestrielles ne sont plus nécessaires et le rapport semestriel peut être publié plus tard. L'étape suivante était la vente de la participation majoritaire (51%) dans le groupe anversois Infomat. Infomat a également été cédé à la direction, qui détenait au total déjà 49% des titres. Une étape logique, donc, et le troisième management buy-out consécutif pour le fondateur et l'actionnaire principal Jean-Claude Logé. En 2012, le groupe réalisait un bénéfice net de 2,9 millions EUR et l'exercice s'était clôturé avec près de 6,8 millions EUR de liquidités. Softimat a ensuite décidé de racheter pour 3 millions EUR d'actions propres et de verser 0,5 EUR par action en espèces. Softimat possède à présent encore neuf bâtiments répartis en Belgique, en France et au Luxembourg. Les revenus propres du groupe proviennent des locataires. Ainsi les anciens bâtiments de l'entreprise à Lasne, dans le Brabant wallon, sont-ils encore loués jusqu'en 2016 au "nouveau" Systemat, ce qui se traduit par des revenus annuels de 1,05 million EUR. Outre les surfaces de bureaux, il s'agit notamment encore de laboratoires techniques et d'espaces de stockage. Entretemps, la filiale Softimat Fund a également été créée, qui cible l'immobilier résidentiel. A la moitié de l'an dernier, celle-ci renfermait uniquement un complexe de cinq appartements situé à Bruxelles. Les chiffres les plus récents disponibles portent sur le 1er semestre 2013. Il en ressort que les revenus locatifs ont baissé de 11% par rapport à la même période un an plus tôt, à 974.000 EUR. Deux importants locataires ont résilié leur contrat, ramenant le taux d'occupation à 73%. Les revenus locatifs pour l'ensemble de l'année devraient avoisiner 1,8 million EUR. L'ancien programme de rachat d'actions a été finalisé le 19 janvier et la précédente assemblée générale a déjà autorisé un nouveau programme pour un montant de 3 millions EUR, ce qui réduirait le nombre d'actions en circulation (actuellement 6,3 millions) d'environ 950.000 titres au cours actuel. Au 30 juin, Softimat avait 6,84 millions EUR en caisse (un peu plus d'1 EUR par action). La dette de long terme totalise 361.000 EUR. Au cours des prochaines semaines, les chiffres de l'ensemble de l'exercice 2013 devraient être publiés.ConclusionLa cotation en Bourse n'a plus vraiment de sens pour Softimat sous sa forme actuelle, à moins que le groupe se mute en certificat immobilier. Nous n'entrevoyons d'opportunité que dans l'hypothèse où le cours s'établirait sous sa valeur comptable (3 EUR par action). Les investisseurs doivent également tenir compte de sa liquidité très faible.Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2A