Comme prévu, les résultats du groupe de plantations anversois étaient nettement moins bons qu'en 2012. Des chiffres de production inférieurs aux prévisions et surtout une forte baisse des prix réalisés pour l'huile de palme et le caoutchouc, les deux principaux produits de Sipef, ont comprimé le chiffre d'affaires (CA) du groupe de 12,2%, à 291,7 millions USD. La production de l'huile de palme a reculé de 4,5%, à 563.912 tonnes. L'augmentation du nombre de plantations matures (environ +2%) a offert un contrepoids insuffisant aux récoltes décevantes consécutives à des conditions climatiques difficiles. Le groupe gère 55.000 hectares plantés (ha), dont environ 10.000 ha ne sont pas encore matures. Les plantations sont réparties entre l'...

Comme prévu, les résultats du groupe de plantations anversois étaient nettement moins bons qu'en 2012. Des chiffres de production inférieurs aux prévisions et surtout une forte baisse des prix réalisés pour l'huile de palme et le caoutchouc, les deux principaux produits de Sipef, ont comprimé le chiffre d'affaires (CA) du groupe de 12,2%, à 291,7 millions USD. La production de l'huile de palme a reculé de 4,5%, à 563.912 tonnes. L'augmentation du nombre de plantations matures (environ +2%) a offert un contrepoids insuffisant aux récoltes décevantes consécutives à des conditions climatiques difficiles. Le groupe gère 55.000 hectares plantés (ha), dont environ 10.000 ha ne sont pas encore matures. Les plantations sont réparties entre l'Indonésie (75%) et la Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG; 25%). Le prix de l'huile de palme a reculé en moyenne de 14,2%, de 999 USD la tonne en 2012 à 857 USD la tonne en 2013. Sipef vend toujours une part importante de ses récoltes futures à l'avance et fin octobre, il en avait déjà vendu 98% à un prix moyen de 909 USD. Ceci n'a cependant pas empêché que le CA de l'huile de palme recule de 9,1%, à 234 millions USD en 2013. La production de caoutchouc a baissé, grâce à un très bon 4e trimestre (+16,2%), de seulement 2,2%. Cette production propre est restée stable mais la part (limitée) rachetée par des tiers a considérablement baissé (-28,7%). Les prix faibles ont contraint les agriculteurs à différer la production de latex. Le prix du caoutchouc a reculé en 2013 en moyenne de 17,2%, à 2795 USD la tonne et s'élève à environ 2340 USD la tonne. Les stocks élevés, mais aussi les signaux macroéconomiques mitigés en provenance de la Chine, sont les éléments perturbateurs. Le CA du caoutchouc a reculé en 2013 de 24,7%, à 31 millions USD. La faiblesse de la devise locale en PNG (-13,1%) et en Indonésie (-12,2%) a limité les hausses de coûts, ce qui explique que le bénéfice brut n'ait baissé que légèrement plus que le CA : -15,9%, à 94,4 millions USD. Le bénéfice net récurrent a reculé à 46,6 millions USD (-23,3% ou 5,24 USD par action). Après la revalorisation des actifs biologiques, le résultat net s'est élevé à 55,6 millions USD, ce qui représente un repli de 18,7%. Le dividende brut a également baissé, à 1,25 EUR brut, contre 1,75 EUR brut l'an dernier. Sipef est relativement optimiste pour 2014. La production d'huile de palme comme de caoutchouc devrait normalement progresser. Le groupe a déjà vendu 36% de l'huile de palme à 1001 USD la tonne (+10% versus 2013) et 12% des volumes de caoutchouc à 2357 USD la tonne (-17,6%). Le prix de l'huile de palme a augmenté ces derniers mois de 820 à 900 USD la tonne en raison de la faible production au 2e semestre et de la décision de l'Indonésie de mélanger 10% de biodiesel au diesel ordinaire. En revanche, les récoltes record de soja - principale huile végétale alternative - limitent le potentiel haussier des prix de l'huile de palme. L'offre en provenance d'Indonésie augmentera par ailleurs au cours des prochaines années du fait que 20% de plantations très matures commencent à produire. Sipef a l'objectif ambitieux de passer, d'ici à 2020, de 55.000 ha à 100.000 ha de plantations d'huile de palme. Outre les extensions des plantations actuelles en PNG et en Indonésie (Bengkulu), Sipef mise surtout, dans ce cadre, sur le projet Musi Rawas au Sud-Sumatra (maximum 31.800 ha, mais 15.000 ha seraient plus réalistes). ConclusionNous avons abaissé récemment notre conseil à "conserver" sur cette entreprise stable et bien gérée. A plus long terme, nous restons positifs mais à court terme, son potentiel est trop restreint pour justifier un conseil d'achat.Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2B