Après avoir annoncé en avril une production d'huile de palme inférieure aux prévisions pour le premier trimestre, la direction du groupe de plantations anversois Sipef a compris, durant l'assemblée générale annuelle du 12 juin, que le deuxième trimestre décevrait également. La production du groupe a diminué de 11,8% en glissement annuel, passant de 28.807 à 25.398 tonnes, en avril. Le premier trimestre avait déjà été marqué par un repli de 5,75% (à 73.692 tonnes). Après quatre mois, la baisse atteint 7,4%. La récolte de fruits s'est contractée de 12,2%, à 111.893 tonnes, en avril, ce qui porte le recul à 5,9% après quatre mois (de 473.151 à 445.383 tonnes). Cette baisse est entièrement imputable aux plantations appartenant au groupe, car s'ils ont reculé de 8,1%, à 18,978 tonnes, en avril, les volumes achetés auprès de tiers restent en légère hausse ...

Après avoir annoncé en avril une production d'huile de palme inférieure aux prévisions pour le premier trimestre, la direction du groupe de plantations anversois Sipef a compris, durant l'assemblée générale annuelle du 12 juin, que le deuxième trimestre décevrait également. La production du groupe a diminué de 11,8% en glissement annuel, passant de 28.807 à 25.398 tonnes, en avril. Le premier trimestre avait déjà été marqué par un repli de 5,75% (à 73.692 tonnes). Après quatre mois, la baisse atteint 7,4%. La récolte de fruits s'est contractée de 12,2%, à 111.893 tonnes, en avril, ce qui porte le recul à 5,9% après quatre mois (de 473.151 à 445.383 tonnes). Cette baisse est entièrement imputable aux plantations appartenant au groupe, car s'ils ont reculé de 8,1%, à 18,978 tonnes, en avril, les volumes achetés auprès de tiers restent en légère hausse après quatre mois (+0,5%, à 71.610 tonnes). L'abondance de précipitations de décembre à fin avril pèse toujours sur la récolte du groupe en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les volumes de fruits ont diminué de 8,9%, à 103.473 tonnes, sur les quatre premiers mois de l'année, bien qu'avril ait été légèrement meilleur (-6,9%). En outre, en raison de la forte teneur en eau des fruits, le taux d'extraction (quantité d'huile extraite d'une tonne de fruits) a baissé de 23,7 à 22,7%. Les projections pour les mois à venir sont bonnes. Si ce n'est qu'en Indonésie, Sipef note un retard dans la formation des fruits qui pèsera sur les rendements. Sur la plantation mature Tolan Tiga (province de Sumatra du Nord), la formation des fruits a accusé un recul de 7,5%, à 90.551 tonnes, et donc la production des fruits, de 8,6%, à 20.332 tonnes (-11,5%, en avril). Dans la plantation plus jeune UMW/TUM, le recul a atteint 7,5%, à 12.245 tonnes, dont une baisse de 25,6% en avril (2.726 tonnes). A Agro Muko (province de Bengkulu), le volume de fruits a chuté de 13,8%, à 99.448 tonnes, et la production d'huile à partir des palmiers appartenant au groupe, de 12,3%, à 23.421 tonnes. Dans les plantations Musi Rawas et Dendymarker (province de Sumatra du Sud), la production de fruits issus des palmiers du groupe a atteint 3.522 tonnes après quatre mois (1.251 tonnes, l'an dernier). Si Sipef tablait initialement pour 2019 sur une augmentation de la production d'huile de palme de 8%, à environ 380.000 tonnes (351.757 tonnes, en 2018), par rapport à l'an dernier, il a dû revoir ses ambitions, vu le retard évoqué. Le groupe vise désormais une croissance de 3 à 5%, pour autant que le deuxième semestre soit meilleur. En Sumatra du Sud, la superficie de palmiers à huile du groupe augmentera de 66.211 hectares fin 2018 à 85.000 hectares en 2023. Si l'on inclut la transformation de fruits achetés à des tiers (superficie de 22.000 hectares), le groupe devrait produire 500.000 tonnes en 2023 et 600.000 en 2027. Lorsque le groupe aura acquis 15.000 hectares supplémentaires - il franchira ainsi le seuil des 100.000 hectares -, sa production d'huile pourra atteindre 690.000 tonnes. Le groupe préfère recourir à ses fonds propres pour financer ces extensions (coût annuel : 40 millions de dollars). Il pourrait toutefois devoir réduire la voilure, si le cours de l'huile de palme ne se redressait pas suffisamment.A court terme, Sipef pronostique un cours de l'huile stable (entre 520 et 550 dollars la tonne). A un peu plus longue échéance, les perspectives sont favorables. A ce jour, Sipef a vendu 46% de la production annuelle attendue à 578 dollars la tonne, contre 54% à 736 dollars la tonne, en moyenne, un an plus tôt. Sipef a dès lors averti s'attendre à une baisse significative (d'au moins 40%) du bénéfice net récurrent cette année (22,7 millions de dollars, en 2018). Le groupe est ouvert à toute offre pour ses activités non essentielles (caoutchouc, bananes, thé). La dégradation des perspectives à court terme a pesé sur l'action. Voilà une occasion d'accroître sa position à des conditions favorables (l'action s'échange à moins de 0,8 fois sa valeur comptable).Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 43,8 eurosTicker: SIP BBCode ISIN: BE0003898187 Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 463 millions EURC/B 2018: 16,4C/B attendu 2019: 27,9Perf. cours sur 12 mois: -27%Perf. cours depuis le 01/01: -11%Rendement du dividende: 1,3%