Après l'acquisition de BG Group, Shell est devenu l'un des plus grands acteurs du secteur énergétique. Dans le classement mondial, l'entreprise britannico-néerlandaise est seulement précédée par le groupe américain Exxon Mobil pour ce qui concerne la production et la capitalisation boursière. Pour l'instant du moins, car Shell compte bien détrôner son principal concurrent. Avec BG, Shell est devenu le leader du marché du gaz naturel liquide (GNL).
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Après l'acquisition de BG Group, Shell est devenu l'un des plus grands acteurs du secteur énergétique. Dans le classement mondial, l'entreprise britannico-néerlandaise est seulement précédée par le groupe américain Exxon Mobil pour ce qui concerne la production et la capitalisation boursière. Pour l'instant du moins, car Shell compte bien détrôner son principal concurrent. Avec BG, Shell est devenu le leader du marché du gaz naturel liquide (GNL). Peu après le rachat de BG, qui a coûté tout de même 64 milliards de dollars, les cours du pétrole avaient pris une orientation baissière. Or Shell a voulu maintenir le dividende. C'est ainsi qu'en 2015, afin de conserver des liquidités et notamment d'alléger sa dette, il a institué un programme laissant aux actionnaires le choix de percevoir le dividende en espèces ou en titres. Au cours des 12 derniers mois, le groupe a distribué 16 milliards de dollars de dividendes, dont environ un quart a été payé en actions. A l'occasion de sa journée investisseurs du 28 novembre, Shell a annoncé que, au vu de la suppression imminente de l'impôt sur le dividende aux Pays-Bas et de son relèvement des prévisions de génération de trésorerie, il mettrait fin à ce programme au quatrième trimestre en cours - plus tôt que prévu. Le groupe s'attend en effet à générer au cours des prochaines années suffisamment de cash-flow pour assurer le paiement du dividende. Shell se porte d'ailleurs déjà mieux qu'Exxon s'agissant du cash-flow d'exploitation. Au troisième trimestre, ce cash-flow sous-jacent a totalisé 8,8 milliards de dollars, le plus gros montant après le record du groupe en la matière. Après trois trimestres, cette année, son cash-flow d'exploitation s'élève à 28,4 milliards de dollars, contre 23,5 milliards de dollars pour Exxon. On le voit, la remontée des cours du pétrole, comme celle de ces dernières semaines, se répercute immédiatement sur le cash-flow du groupe. Au troisième trimestre, le bénéfice s'est accru de 47%, à 4,1 milliards de dollars. Tant les divisions Upstream (exploration et production) que Downstream (raffinage et chimie) ont enregistré une performance supérieure aux prévisions. Les volumes de production se sont accrus de 2%, à 3,66 millions de barils par jour. Cela dit, le cash-flow disponible, à 3,7 milliards de dollars au terme du trimestre, n'a pas suffi pour couvrir le dividende (3,1 milliards de dollars) et les remboursements d'intérêts sur la dette (860 millions de dollars). La dette nette s'est ainsi alourdie de 1,3 milliard de dollars, à 67,7 milliards de dollars. Au troisième trimestre, étonnamment, peu d'actifs ont été cédés (pour 1 milliard de dollars). Mais la vente annoncée d'actifs en Mer du Nord et au Gabon apportera un surcroît de liquidités au trimestre courant grâce auxquelles le groupe devrait pouvoir alléger la dette. Le groupe a relevé ses prévisions de liquidités disponibles à l'horizon 2020 à 25-30 milliards de dollars. Pour cela, le baril de pétrole doit se maintenir au-delà des 60 dollars. Le groupe entend par ailleurs racheter entre 2018 et 2020 des actions propres à hauteur de 25 milliards de dollars.La suppression du dividende en actions et le projet de rachat d'actions propres témoignent de l'attention que porte Shell à ses actionnaires. La hausse des cours du baril, qui se traduit par une augmentation du cash-flow, le lui permet. Shell n'est plus bon marché, mais compte tenu de sa politique de dividende, la probabilité est grande que l'action reste l'une des favorites de la Bourse pendant quelque temps. Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1B Cours : 27,05 eurosTicker : RDSA NACode ISIN : GB00B03MLX29Marché : LondresCapit. boursière : 225,6 milliards EUR C/B 2016 : 24,5C/B attendu 2017 : 17Perf. cours sur 12 mois : +29 %Perf. cours depuis le 01/01 : +8 %Rendement du dividende : 6,1 %