Ces dernières années, le groupe français SEB a été confronté à la stagnation de son chiffre d'affaires (CA) et de son bénéfice. L'an dernier notamment, la croissance des ventes s'est limitée à 2,5% (de 4,06 à 4,16 milliards EUR). En 2012 également, la croissance n'avait été que modeste par rapport à 2011 (3,96 milliards EUR de CA). Un premier facteur en cause réside dans les effets de change. L'an dernier, la croissance du CA à taux de change constants ne s'est pas élevée à 2,5, mais à 5,4% soit plus du double. Cet effet pèse encore plus lourd dans le CA du 1er trimestre. L'euro vigoureux a limité la hausse du CA à 1,1%. A taux de change constants, on note une hausse du CA de 6,2%. La réaction positive de la B...

Ces dernières années, le groupe français SEB a été confronté à la stagnation de son chiffre d'affaires (CA) et de son bénéfice. L'an dernier notamment, la croissance des ventes s'est limitée à 2,5% (de 4,06 à 4,16 milliards EUR). En 2012 également, la croissance n'avait été que modeste par rapport à 2011 (3,96 milliards EUR de CA). Un premier facteur en cause réside dans les effets de change. L'an dernier, la croissance du CA à taux de change constants ne s'est pas élevée à 2,5, mais à 5,4% soit plus du double. Cet effet pèse encore plus lourd dans le CA du 1er trimestre. L'euro vigoureux a limité la hausse du CA à 1,1%. A taux de change constants, on note une hausse du CA de 6,2%. La réaction positive de la Bourse est surtout inspirée par le redressement des ventes en France et dans le reste de l'Europe occidentale. Le piétinement économique de l'Europe occidentale ces dernières années constitue au moins un motif aussi important pour la stagnation de la croissance que l'euro fort. L'évolution en France, surtout, fut particulièrement faible : l'an dernier, le groupe a accusé un repli de 3,3% de son CA en raison des hésitations marquées du consommateur français. Au cours des trois premiers mois, en France, le CA a pourtant connu à nouveau une progression de 2,5%. Pour le reste de la zone euro, on note même une hausse de 13,4%, avec une évolution particulièrement marquée en Allemagne et la fin de la période de repli en Europe du Sud. SEB est le premier producteur mondial de petits appareils électroménagers, généralement électriques. Le groupe compte plusieurs marques de réputation mondiale, dont Krups, Lagostina, Moulinex, Rowenta et Tefal. Dans nos contrées (et notamment en Belgique et en France), on peut y ajouter Seb et Calor. La plupart de ces marques sont bien connues des consommateurs, qui les associent à des mixers, des blenders, des friteuses, plaques à induction, barbecues, machines à expresso, moules à gaufres, mais aussi à des casseroles et des poêles, de petits appareils d'épilation, des aspirateurs, des ventilateurs... Une gamme très étendue d'appareils utilisés quotidiennement dans l'habitation, et principalement dans la cuisine. La croissance de SEB repose sur trois piliers. Nous avons déjà évoqué le premier : une politique de marques fortes et une gamme très étendue. Chaque année, SEB écoule plus de 200 millions de produits pour un CA total d'environ 4 milliards EUR. Le deuxième pilier est l'internationalisation. Notamment grâce à l'acquisition du leader sur le marché chinois Supor il y a cinq ans, le groupe a réalisé plus de la moitié de son CA (53%) dans les pays émergents l'an dernier. D'un point de vue géographique, les ventes se répartissent comme suit : 36% pour l'Europe occidentale (16% pour la France) et 11% pour l'Amérique du Nord d'un côté, 17% pour l'Europe centrale et de l'Est (Russie comprise), 10% pour l'Amérique du Sud et 26% pour l'Asie de l'autre. Le troisième pilier est l'innovation. La direction est convaincue qu'il est notamment possible de faire la différence en termes de ventes en mettant régulièrement des produits nouveaux et améliorés sur le marché. En 2012, le groupe avait lancé un nombre record de 338 nouveaux produits et modèles. Soit près d'une nouveauté par jour !ConclusionMalgré la période moins faste que connait le groupe ces dernières années, nous estimons que SEB applique la stratégie adéquate. A 15 fois les bénéfices attendus et un rapport valeur d'entreprise (EV)/cash-flow opérationnel (EBITDA) de 8, la valorisation est encore raisonnable.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B