Nous attendions impatiemment les résultats du quatrième trimestre de Schlumberger. Rappelons qu'après avoir occupé les postes de CEO et de président du conseil d'administration pendant près de dix ans, Paal Kibsgaard a, le 1er août, été remplacé par le français Olivier Le Peuch. Ce fidèle, qui cumule 32 années de carrière au sein du groupe, a commencé par annoncer des chiffres rouge écarlate en octobre (perte nette de 11,4 milliards de dollars, ou 8,22 dollars par action). Il a lancé une grande opération de nettoyage, passant 12,7 milliards de dollars de dépréciations au titre d'acquisitions antérieures. A en juger par le parcours de l'action depuis, le marché a apprécié.
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Nous attendions impatiemment les résultats du quatrième trimestre de Schlumberger. Rappelons qu'après avoir occupé les postes de CEO et de président du conseil d'administration pendant près de dix ans, Paal Kibsgaard a, le 1er août, été remplacé par le français Olivier Le Peuch. Ce fidèle, qui cumule 32 années de carrière au sein du groupe, a commencé par annoncer des chiffres rouge écarlate en octobre (perte nette de 11,4 milliards de dollars, ou 8,22 dollars par action). Il a lancé une grande opération de nettoyage, passant 12,7 milliards de dollars de dépréciations au titre d'acquisitions antérieures. A en juger par le parcours de l'action depuis, le marché a apprécié.Les résultats du quatrième trimestre ont reçu un accueil moins favorable, même si nous les jugeons honorables. Entre octobre et décembre, le chiffre d'affaires (CA) a atteint 8,23 milliards de dollars, soit quasiment autant qu'au quatrième trimestre de 2018 (8,18 milliards de dollars), mais 4% de moins que les 8,54 milliards actés au troisième trimestre de 2019. Le consensus (8,14 milliards de dollars) a donc été légèrement dépassé. Le bénéfice par action a grimpé de 0,36 dollar au quatrième trimestre de 2018 à 0,39 dollar un an plus tard (+8%), mais reculé de 9% par rapport au troisième trimestre de 2019 (0,43 dollar); il a toutefois dépassé le consensus (0,37 dollar). La marge d'Ebit (bénéfice opérationnel) a augmenté de 11,8 à 12,2% en glissement annuel.Le groupe franco-américain de services pétroliers doit sa position de tête sur le marché à son expertise technologique, atout de poids pour les projets de gaz de schiste, et à son envergure internationale (présence dans 85 pays), un véritable avantage au vu de l'évolution de plus en plus divergente de l'activité en Amérique du Nord, entre autres. Sur les trois derniers mois de 2019, le CA réalisé en Amérique du Nord s'est élevé à 2,45 milliards de dollars, en baisse de 13% en glissement annuel. Si le CA global a progressé de 1% en un an, c'est grâce à la hausse de 8% (de 5,28 à 5,72 milliards de dollars) des ventes dans les autres régions. La tendance est identique sur l'ensemble de l'exercice: le CA total est resté quasiment inchangé (32,9 milliards de dollars, contre 32,8 milliards précédemment); les ventes ont cédé 10% en Amérique du Nord (de 11,98 à 10,84 milliards), mais augmenté de 7% à l'international (de 20,45 à 21,85 milliards). Malgré la remontée enregistrée au quatrième trimestre, le bénéfice par action récurrent a chuté de 9%, de 1,62 à 1,47 dollar, en 2019. Le consensus table pour cette année sur un bénéfice par action de 1,67 dollar, soit 0,20 dollar de plus (14%). Il y a un an encore, le bénéfice par action prévisionnel moyen pour 2020 s'établissait à 2,40 dollars. Les analystes tablent, pour ce trimestre, sur un bénéfice par action de 0,33 dollar (0,30 dollar un an plus tôt), pour un CA de 7,9 milliards de dollars (stable d'une année sur l'autre).L'exercice écoulé a été mouvementé, du fait, notamment, du limogeage du CEO. En tout état de cause, la rentabilité s'améliore depuis deux trimestres. Le titre a atteint son plus bas niveau en plus de dix ans en 2019. Nous espérons que l'étiage est atteint. Après le net redressement du quatrième trimestre, les prises de bénéfices qui ont suivi la publication des résultats n'ont rien d'inquiétant. Avec une valeur d'entreprise (EV) correspondant à 9,5 fois le cash-flow opérationnel pour 2020, l'action dispose d'une marge de redressement certaine. Nous cherchons à étoffer notre position. Conseil: acheterRisque: faibleRating: 1ACours: 38,37 dollarsTicker: SLB USCode ISIN: AN8068571086Marché: NYSECapit. boursière: 53,1 milliards USDC/B 2019: 27C/B attendu 2020: 23Perf. cours sur 12 mois: -9%Perf. cours depuis le 01/01: -4%Rendement du dividende: 5,2%