Ces dernières années, le marché a émis de nombreux doutes par rapport à Sapec et en particulier au holding Naturener, qui comprend les participations dans l'énergie (alternative). Car si le cours a progressé entre 2006 et 2008 du fait de la présence du holding dans le groupe, il a été mis sous pression ces dernières années... pour la même raison. L'objectif de vente de la totalité ou d'une partie de la participation de 58,4% dans le holding n'a jamais été atteint. Outre des parcs solaires en Espagne, Naturener comprenait surtout des projets d'énergie éolienne en Amérique du Nord. Il y a quelques années, les participations dans Naturener ont été transférées ...

Ces dernières années, le marché a émis de nombreux doutes par rapport à Sapec et en particulier au holding Naturener, qui comprend les participations dans l'énergie (alternative). Car si le cours a progressé entre 2006 et 2008 du fait de la présence du holding dans le groupe, il a été mis sous pression ces dernières années... pour la même raison. L'objectif de vente de la totalité ou d'une partie de la participation de 58,4% dans le holding n'a jamais été atteint. Outre des parcs solaires en Espagne, Naturener comprenait surtout des projets d'énergie éolienne en Amérique du Nord. Il y a quelques années, les participations dans Naturener ont été transférées dans la filiale Energia Limpia (49% Sapec). Dans le pire des cas, la garantie Sapec d'une valeur de 36 millions EUR sera actionnée. On attend toujours une décision dans le procès qui met aux prises Naturener et San Diego Gas & Electric sur le parc éolien nord-américain de Rim Rock. Le procès a été reporté au début de l'an prochain. Si le scénario catastrophe se produit, cela coûtera encore 36 millions EUR à Sapec, ou 26,7 EUR par action sous la forme d'amortissements sur fonds propres. L'absence de deal concernant Naturener a également fait exploser l'endettement du groupe. Fin juin, celui-ci atteignait 116 EUR par action ! C'est dommage, car les activités traditionnelles de ce petit holding se concentrent dans l'agriculture. Or la situation s'améliore progressivement dans ce segment. Les activités agricoles sont concentrées sur l'Espagne et le Portugal, même s'il est de plus en plus question d'exportations, avec les divisions Protection et alimentation des plantes, Chimie et environnement, Distribution de produits agroalimentaires et même Logistique. Sur les six premiers mois, le bénéfice de ces activités a totalisé 1,21 million EUR (contre encore 0,66 million EUR de perte l'an dernier). Compte tenu du résultat quasi nul pour Naturener, le bénéfice net a atteint 1,20 million EUR au niveau du groupe, ou 0,89 EUR par action. Le bénéfice opérationnel (EBIT) a reculé à 11,67 millions EUR (contre 13,1 millions EUR au 1er semestre 2014), mais est surtout lié à des éléments exceptionnels. Au niveau des divisions, notons la forte baisse du chiffre d'affaires (CA; -29%) de la division Produits alimentaires, qui est cependant liée à la réduction des produits non rentables, qui s'est traduite également par un repli du CA du groupe de 240,1 à 216,4 millions EUR (presque -10%). Toutefois, la rentabilité de ce pôle a sensiblement progressé. Notons aussi que la division Logistique est sortie du rouge pour la première fois depuis longtemps. Pour réduire la lourde charge de dettes, il est possible que le groupe décide de vendre les terrains industriels restants (96 hectares) à Setubal, au Portugal, cette année ou l'an prochain.ConclusionDepuis plusieurs années, l'action Sapec ne participe plus à la hausse généralisée des Bourses. Sa très faible valorisation (notamment moins de 0,5 fois la valeur comptable) est compensée par une très haute charge de dette et par la caution pour Energia Limpia (la valeur comptable peut passer de 70 à 45 EUR par action en cas d'exercice de la garantie). L'action est dès lors réservée uniquement aux investisseurs conscients du risque supérieur à la moyenne.Conseil: digne d'achatRisque: élevéRating: 1C