Nombre d'analystes ont élu le géant pharmaceutique français grand favori étranger pour le 2e semestre de cette année. Pourtant, cet enthousiasme ne semble pas encore avoir contaminé les Bourses. La réaction aux chiffres est même plutôt froide. Le consensus des analystes pour le 1er trimestre était ainsi fixé à 1,19 EUR par action et Sanofi a finalement publié un chiffre de 1,17 EUR par action, soit un peu moins, donc. Et la réaction de marché fut négative. Or pour nous, ce qui est essentiel, c'est que Sanofi soit bel et bien parvenu à confirmer l'inflexion de la croissance du chiffre d'affaires (CA) du dernier trimestre de l'an dernier au cours des trois premiers mois de cette année, en l'occurrenc...

Nombre d'analystes ont élu le géant pharmaceutique français grand favori étranger pour le 2e semestre de cette année. Pourtant, cet enthousiasme ne semble pas encore avoir contaminé les Bourses. La réaction aux chiffres est même plutôt froide. Le consensus des analystes pour le 1er trimestre était ainsi fixé à 1,19 EUR par action et Sanofi a finalement publié un chiffre de 1,17 EUR par action, soit un peu moins, donc. Et la réaction de marché fut négative. Or pour nous, ce qui est essentiel, c'est que Sanofi soit bel et bien parvenu à confirmer l'inflexion de la croissance du chiffre d'affaires (CA) du dernier trimestre de l'an dernier au cours des trois premiers mois de cette année, en l'occurrence avec une hausse à taux de change constants de 3,5%, à 7,84 milliards EUR. Compte tenu de la vigueur de l'euro, Sanofi a cependant dû annoncer une baisse de 2,7% de son CA. Le résultat net atteint 1,55 milliard EUR (1,17 EUR par action), soit -3,2% sur base annuelle en euro, +5,6% à taux de change constants. Cela dit, nous restons convaincus que le groupe recèle un énorme potentiel pour les prochaines années. Ces dernières années, le CEO du groupe, Viehbacher, a créé 7 plateformes de croissance. La diversification était le mot d'ordre, afin de limiter la volatilité du CA et du bénéfice des médicaments-phare du groupe. La première plateforme est celle des Emerging Markets. Avec un tiers du CA du groupe réalisé dans les pays émergents, Sanofi est le plus grand acteur pharma actif dans ces régions. Un autre pôle de croissance intéressant est le diabète, avec une molécule très prometteuse actuellement : Lantus. Epinglons également les vaccins, département dans lequel Sanofi Pasteur a acquis une réputation mondiale. Sanofi dispose aussi d'une division solide, Consumer Health Care. Un autre pôle de croissance, typique d'ailleurs des géants pharma actuellement, est constitué par l'Animal Health Care (médecine vétérinaire). La spécificité de Sanofi est cependant la 6e plateforme de croissance, New Genzyme. Début 2011, Sanofi a racheté l'entreprise biotech américaine Genzyme, spécialiste de la sclérose en plaques et des maladies rares, pour 20 milliards USD. Genzyme devait d'abord contribuer à compenser l'effet négatif sur les ventes du patent cliff, et doit aujourd'hui participer à la croissance du CA. La septième et dernière plateforme est formée par la division Autres produits innovants. D'ici à 2015, la contribution de ces 7 plateformes de croissance devrait passer à plus de 80%. Au 1er trimestre, les 7 plateformes ont présenté un chiffre de croissance bien plus élevé qu'au niveau du groupe : 7,9% hors fluctuations de change. En conséquence, la contribution atteint près de 74% déjà. Cinq des sept plateformes ont enregistré une croissance effective. Pour quatre des cinq, dont le Diabète et Genzyme, cette croissance est même à deux chiffres. La plateforme de croissance Emerging markets a connu une évolution de 5,5%, à 2,59 milliards EUR (1/3 du CA du groupe). Cette année, Sanofi prévoit d'annoncer pas moins de 9 résultats supplémentaires de phase III. L'intention de Sanofi de vendre la partie plus "ancienne" de son portefeuille (d'une valeur potentielle de 7 à 8 milliards USD) pourrait également soutenir le cours.ConclusionSanofi est prêt pour une nouvelle phase de croissance. Une valeur pour le (plus) long terme présentant un rapport cours/bénéfice 2014 de 14,5 et un ratio valeur d'entreprise (EV)/cash-flow opérationnel (EBITDA) de 10. Conseil: digne d'achatRisque: faibleRating: 1A