Début juillet, le groupe de royalties et de streaming canadien a levé 57,5millions USD par l'émission de 12,9millions d'actions au prix unitaire de 4,45USD. Cela implique une dilution de 9,4%. La société a exploité la récente et puissante hausse de cours pour rembourser complètement la facilité de crédit. Fin mars, il en restait encore 66millions USD, après que l'an dernier en octobre, les 110millions USD disponibles ont été utilisés pour le financement partiel de l'accord de streaming avec Yamana Gold. Au prix de 152millions USD, c'est de loin la plus importante opération de l'histoire des Canadiens, qui ont investi plus de 300million...

Début juillet, le groupe de royalties et de streaming canadien a levé 57,5millions USD par l'émission de 12,9millions d'actions au prix unitaire de 4,45USD. Cela implique une dilution de 9,4%. La société a exploité la récente et puissante hausse de cours pour rembourser complètement la facilité de crédit. Fin mars, il en restait encore 66millions USD, après que l'an dernier en octobre, les 110millions USD disponibles ont été utilisés pour le financement partiel de l'accord de streaming avec Yamana Gold. Au prix de 152millions USD, c'est de loin la plus importante opération de l'histoire des Canadiens, qui ont investi plus de 300millions USD ces deux dernières années. Et comme son directeur Watson est opposé à l'accumulation de dettes structurelles, la société fera probablement une pause. L'augmentation de capital a du reste l'avantage, malgré la dilution, que le groupe peut à nouveau espérer conclure de nouvelles transactions, et le dernier obstacle au versement d'un dividende est désormais écarté. Le nombre d'actifs produisant a augmenté depuis 2013 de 13 à 20, le nombre d'actifs en développement de 4 à 21, et le nombre d'actifs à un stade de développement bien avancé de 7 à 24. La qualité des actifs s'est sensiblement améliorée, et le risque de contrepartie s'est beaucoup amenuisé car plusieurs entreprises minières juniors qui exploitent les actifs de Sandstorm Gold ont été reprises par des sociétés plus matures du secteur. On note dès lors une évolution solide de la part des cash-flows (attendus) provenant de sociétés minières moyennes ou grandes: de 12% en 2013 à 75% en 2016 et même 90% en 2019. Par rapport à un cash-flow opérationnel (EBITDA), l'an dernier, de 30,8millions USD, on espère d'ici 2019 _ sur la base d'un prix de l'or de 1300USD l'once _ une hausse de 85%, à 57millions USD. D'ici 2021, ce chiffre, sous l'impulsion du deuxième volet de la transaction avec Yamana, devrait même atteindre 67millions USD. La production s'est élevée l'an dernier à 45.146onces d'équivalents or (+0,7% depuis 2014; pronostic de 43.000 à 46.000onces d'équivalents or). Pour cette année, la société table prudemment sur 40.000 à 50.000onces d'équivalents or, en raison de l'arrêt total de la production de la mine Aurizona au Brésil. Au premier trimestre, la production a totalisé 11.000onces d'équivalents or. La production a démarré en avril dans la mine Karma de True Gold (reprise entre-temps par Endeavour Mining) au Burkina Faso, qui contribuera annuellement à hauteur de 5000onces d'or. Au deuxième trimestre, la production a atteint 12.500onces d'équivalents or. Sur la base du portefeuille actuel, Sandstorm Gold prévoit d'ici 2019 une augmentation de la production à 65.000onces d'équivalents or. ConclusionCes derniers mois et semaines, Sandstorm Gold s'est très bien comportée. L'écart de valorisation avec la plus grande société de royalties, Franco Nevada, demeure cependant élevé, avec une valeur d'entreprise (EV) de respectivement 19,7 et 29,9fois le cash-flow opérationnel attendu pour 2016 (EBITDA). Nous prévoyons que l'entreprise commencera à verser un dividende à partir de 2017 au plus tard. L'action reste en Sélection.Conseil : digne d'achatRisque : élevéRating: 1C