Le cours de l'or ne se redresse toujours pas, mais cela n'empêche pas l'entreprise canadienne de royalties et de streaming d'accumuler les nouveaux contrats. Tout a commencé en janvier avec l'achat de 10 royalties - deux en Afrique et huit aux Etats-Unis - à trois entreprises d'exploration. Cela a continué avec une offre d'achat sur Gold Royalties Corporation, une petite entreprise canadienne de royalties qui possède un portefeuille de 18 royalties sur 13 projets miniers en Amérique du Nord. L'acquisition en actions - émission de 0,045 action nouvelle Sandstorm Gold par action Gold Royalties existante, une prime de 91% - n'entraîne qu'une dilution limi...

Le cours de l'or ne se redresse toujours pas, mais cela n'empêche pas l'entreprise canadienne de royalties et de streaming d'accumuler les nouveaux contrats. Tout a commencé en janvier avec l'achat de 10 royalties - deux en Afrique et huit aux Etats-Unis - à trois entreprises d'exploration. Cela a continué avec une offre d'achat sur Gold Royalties Corporation, une petite entreprise canadienne de royalties qui possède un portefeuille de 18 royalties sur 13 projets miniers en Amérique du Nord. L'acquisition en actions - émission de 0,045 action nouvelle Sandstorm Gold par action Gold Royalties existante, une prime de 91% - n'entraîne qu'une dilution limitée de 1,1% et sera finalisée au cours des prochains jours. La principale transaction est cependant intervenue en mars, avec l'annonce du rachat d'un contrat de royalties d'Iamgold avec Rio Tinto. Il porte sur 1% de royalties sur le chiffre d'affaires (CA) brut de la Diavik Diamond Mine dans les Territoires du Nord-Ouest (Canada). Diavik est la première mine de diamants du Canada, avec des projets de production jusqu'en 2023 au moins. Sandstorm Gold attend de ce deal entre 7 et 8 millions USD de cash-flows annuels (EBITDA). Iamgold a reçu 52,5 millions USD en cash et 3 millions de warrants Sandstorm Gold à cinq ans d'échéance et assortis d'un prix d'exercice de 4,5 USD par action (cours actuel : 3,57 USD). La part des plus grandes entreprises minières diversifiées dans les cash-flows libres de Sandstorm Gold atteint ainsi plus de 50%, alors que la part de l'or dans les revenus reste supérieure à 80%. Le nombre d'actifs en production est passé à quinze, et les prévisions de production pour 2015 ont été revues à la hausse, d'une fourchette de 36.000 à 44.000 onces d'équivalent or à une fourchette de 40.000 à 50.000 onces d'équivalent or. Ces chiffres ne tiennent pas compte d'une éventuelle contribution de Luna Gold, l'exploitant de la mine d'Aurizona au Brésil. Aurizona a apporté 27,8% de la production totale (44.821 onces d'équivalent or) l'an dernier, mais a besoin de capitaux supplémentaires. Sandstorm Gold détient 19,8% des actions de Luna Gold. En mars, les deux parties ont transformé le contrat de streaming existant en deux nouveaux contrats de royalties et un prêt convertible de 3 millions de dollars canadiens (CAD). Cette restructuration est conditionnée à la réalisation par Luna Gold d'une augmentation de capital d'au moins 20 millions CAD avant fin juin. La combinaison d'une augmentation de 5% des quantités vendues d'équivalents or et de la baisse du prix réalisé de 10% a entraîné un recul de 5,5% du CA de Sandstorm Gold, à 56,5 millions USD en 2014. L'EBITDA a cependant progressé de 32,2 millions USD à 35,2 millions USD. L'entreprise dispose de 140 millions USD de cash (y compris une facilité de crédit inutilisée de 100 millions USD) pour de nouveaux deals. ConclusionLes problèmes de Luna Gold pèsent toujours sur l'action, mais Sandstorm Gold oeuvre patiemment à la constitution d'un portefeuille plus diversifié et de meilleure qualité. Cela doit réduire à terme la sous-valorisation significative vis-à-vis de Franco Nevada, avec des rapports valeur d'entreprise (EV)/cash-flows opérationnels attendus en 2015 (EBITDA) de respectivement 9 et 17. Conseil: digne d'achatRisque: élevéRating: 1C