L'une des grandes surprises des marchés financiers depuis le début de l'année est sans conteste l'évolution du cours de l'or. A plus forte raison compte tenu du sentiment négatif entourant le métal précieux à la fin de l'an dernier. Le cours de l'or a clôturé l'année 2013 sur un repli de 27%, à un niveau proche de son plancher de 1200 USD l'once. Depuis début janvier, le prix est en hausse et le sentiment s'améliore. C'est pourquoi nous souhaitons vous présenter une nouvelle société canadienne de royalties : Sandstorm Gold, fondée en 2008 par son actuel CEO Nolan Watson et son bras droit David Awram. Watson est pour l'heure le plus jeune CFO d'une société cotée sur le S&P500. Il était autrefois CFO de Silver Wheaton (SLW), où il ...

L'une des grandes surprises des marchés financiers depuis le début de l'année est sans conteste l'évolution du cours de l'or. A plus forte raison compte tenu du sentiment négatif entourant le métal précieux à la fin de l'an dernier. Le cours de l'or a clôturé l'année 2013 sur un repli de 27%, à un niveau proche de son plancher de 1200 USD l'once. Depuis début janvier, le prix est en hausse et le sentiment s'améliore. C'est pourquoi nous souhaitons vous présenter une nouvelle société canadienne de royalties : Sandstorm Gold, fondée en 2008 par son actuel CEO Nolan Watson et son bras droit David Awram. Watson est pour l'heure le plus jeune CFO d'une société cotée sur le S&P500. Il était autrefois CFO de Silver Wheaton (SLW), où il est parvenu à appliquer avec succès le modèle de financement par royalties dans l'industrie des métaux précieux. L'action Sandstorm Gold a pris son envol jusqu'en octobre 2012 (cours maximum de 15 CAD par action), pour ensuite perdre pas mal de terrain en raison de la baisse du cours de l'or et de plusieurs transactions moins heureuses. Nous pensons cependant que le pire est révolu. La société a une capitalisation boursière de 675 millions USD et est dès lors nettement plus petite que SLW (9,5 milliards USD) et Franco Nevada (FNV, 7,7 milliards USD). Watson ne manque cependant pas d'ambition : il espère faire de Sandstorm une société d'une capitalisation de plusieurs milliards. L'entreprise investit dans des projets de mines aurifères dans le but d'acquérir des royalties. Il s'agit toujours de contrats de long terme ("life of mine") où Sandstorm soit perçoit un pourcentage des recettes (royalties), soit rachète une quantité établie de métaux précieux produits sur la base d'un mécanisme de prix (streaming). L'avantage de ce modèle d'affaires est qu'il lui permet d'éviter les risques classiques inhérents au secteur, tout en bénéficiant de la hausse des prix des métaux précieux. Sandstorm a entretemps 8 contrats de streaming et 27 opérations de royalties en cours. En 2013, la production s'est hissée à 36.146 onces, ce qui représente une augmentation de 8% par rapport à 2012 et un doublement depuis 2011. Le chiffre d'affaires (CA) a augmenté sur base annuelle de 7%, à 59,8 millions USD. Au 4etrimestre, la production a augmenté de 45%, à 10.523 onces, ce qui s'est traduit par une hausse de son CA de 27%, à 15,8 millions USD. Les quatre mines qui livrent l'essentiel de la production se trouvent au Canada (Black Fox et Bachelor Lake), au Mexique (Santa Alena) et au Brésil (Aurizona). En 2014, la direction table sur une production comprise entre 40.000 et 50.000 onces et un prix d'achat moyen autour de 400 USD par once. Sur la base des contrats en cours, la production devrait atteindre 60.000 onces en 2016, ce qui représente 55 millions USD de cash-flow sur base d'un cours de l'or de 1300 USD l'once. Sandstorm est financièrement très sain, avec 100 millions de liquidités et aucune dette. En avril, la trésorerie se gonflera encore de 33 millions USD par l'exercice de warrants, même si en conséquence, le nombre d'actions en circulation augmentera de 11 millions, à 112 millions. La société dispose également d'une ligne de crédit non utilisée de 100 millions USD, et a donc suffisamment de munitions pour concrétiser sa bonne résolution de l'année : conclure de nouvelles transactions. ConclusionCette société de croissance ambitieuse n'est pas bon marché, à 15 fois le cash-flow attendu pour 2014, mais elle s'échange avec une décote par rapport à FNV et SLW. Nous la considérons comme une alternative intéressante à l'or physique et commençons le suivi avec un conseil d'achat.Conseil: digne d'achatRisque: élevéRating: 1C