Les grands groupes énergétiques ont beaucoup en commun avec les entreprises minières diversifiées. Ces dernières années, ces deux secteurs ont été confrontés à une hausse des coûts de production et à une stabilisation ou une baisse des prix de vente. Simultanément, la pression des actionnaires, qui n'ont guère pu récolter les fruits de lourds investissements, se fait de plus en plus forte. Dans la foulée du secteur minier, c'est au tour de celui de l'énergie d'être contraint à faire preuve d'une plus grande discipline dans la gestion de capitaux et d'une plus grande efficacité. C'est également le cas pour Royal Dutch Shell ou Koninklijke Olie, dont le nouveau directeur, Ben van Beurden, a immédiatement dû émettre un avertis...