Le premier exploitant de cinémas du pays avait achevé le 1er trimestre sur une fréquentation plutôt faible, largement compensée par celle du trimestre suivant - et le 3e trimestre s'annonce bon aussi. Avengers Endgame, de Marvel Productions (Disney), a attiré quelque 2 millions de visiteurs (plus que Captain Marvel et Aladdin, 2e et 3e favoris du 1er semestre), si bien que le recul de 6%, à 8,82 millions de billets, s'est mué en hausse de 3,7%, à 17,73 millions d'unités vendues par le groupe. La Belgique affiche toutefois une baisse de 10,7% après un 1er trimestre (- 23,5%) marqué par l'absence de films à succès locaux, à l'inverse du 1er trimestre 2018. La direction a toutefois précisé que le retard avait été comblé cet été, grâce surtout à la dif...

Le premier exploitant de cinémas du pays avait achevé le 1er trimestre sur une fréquentation plutôt faible, largement compensée par celle du trimestre suivant - et le 3e trimestre s'annonce bon aussi. Avengers Endgame, de Marvel Productions (Disney), a attiré quelque 2 millions de visiteurs (plus que Captain Marvel et Aladdin, 2e et 3e favoris du 1er semestre), si bien que le recul de 6%, à 8,82 millions de billets, s'est mué en hausse de 3,7%, à 17,73 millions d'unités vendues par le groupe. La Belgique affiche toutefois une baisse de 10,7% après un 1er trimestre (- 23,5%) marqué par l'absence de films à succès locaux, à l'inverse du 1er trimestre 2018. La direction a toutefois précisé que le retard avait été comblé cet été, grâce surtout à la diffusion du Roi Lion et à l'absence d'événement sportif majeur. Pour le reste, Kinepolis garde le cap. Son chiffre d'affaires (CA) a augmenté davantage que la fréquentation, sous l'effet de la croissance continue du revenu par visiteur dans tous les pays. Une fréquentation en hausse de près de 4% a donc assuré une envolée de 7,3% (de 221,8 à 238,1 millions d'euros) du CA. Les ventes de friandises augmentent considérablement (+8,8%, à 3,81 euros par visiteur; 5,3 euros, même, en Belgique). Malgré 2,8% de visiteurs en moins, le Canada a achevé le 1er semestre sur un bond de 5,3% de son CA, ce qui en fait, de loin, le 2e contributeur au CA consolidé (63,4 millions d'euros) _ le pays ravira bientôt à la Belgique sa première place. Kinepolis avait acquis Landmark Cinemas, le 2e groupe cinématographique canadien (plus de 11% du marché, avec 317 écrans dans 44 cinémas), fin 2017. Globalement plus petits qu'en Europe, les complexes sont surtout loués, attirent moins de monde et ne disposent pas encore de boutiques en self-service Mega Candy - d'où leur rentabilité nettement inférieure à la moyenne du groupe. Les deux Mega Candy ouverts depuis assurent des résultats satisfaisants. D'autres encore seront installés, d'ici 2022, dans les grands complexes, ce qui devrait tirer vers le haut les dépenses par visiteur. Il est plus facile de construire de nouveaux complexes au Canada qu'en Europe. Le Canada rend le groupe moins tributaire de la météo en Europe occidentale et de la concurrence des grands événements sportifs. A l'augmentation de près de 4% de la fréquentation correspond une hausse de 7,6% du CA et de 10,3% du cash-flow d'exploitation ajusté (Ebitda; de 51 à 56,4 millions d'euros). La marge d'Ebitda ajustée passe donc de 23,4 à 24,1% (de 3,04 à 3,23 euros par visiteur). La contribution est la plus élevée en Belgique (6,55 euros par visiteur) et la plus faible au Canada (1,46 euro), où le potentiel est donc énorme. Ces chiffres ne tiennent pas compte de la norme IFRS 16 relative aux contrats de location, qui a un impact fort sur le plan comptable, et surtout de la dette financière nette, mais nul sur le plan opérationnel. Le bénéfice par action a bondi de 10% (de 0,70 à 0,77 euro). Hors IFRS 16, l'endettement financier net est passé de 276,8 millions d'euros fin 2018 à 310,8 millions mi-2019 (+12,3%; taux d'endettement de 2,5 fois l'Ebitda ajusté).Kinepolis reste un favori de long terme, qui a sa place dans le portefeuille modèle. La reprise de Landmark Cinemas est une réussite et le groupe ne devrait pas s'arrêter en si bon chemin. Compte tenu du recul de la valorisation du titre (à plus de 12 fois le rapport valeur de l'entreprise/Rebitda escompté pour 2019), nous émettons un avis positif et un ordre d'achat.Conseil: acheterRisque: faibleRating: 1A Cours: 51,50 eurosTicker: KIN BBCode ISIN: BE0974274061Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,41 milliard EURC/B 2018: 29C/B attendu 2019: 24Perf. cours sur 12 mois: +1%Perf. cours depuis le 01/01: +5%Rendement du dividende: 1,8%