L'action PostNL souffre depuis plusieurs mois. Une partie de cette correction peut être mise sur le compte de la forte hausse enregistrée entre février 2020 et mai 2021, quand le cours avait été multiplié par cinq, le désarroi initial lié au confinement ayant fait place à l'euphorie due à la croissance rapide et rentable de la division Colis. La situation, sur le front de la pandémie, s'étant largement rétablie, l'ivresse est désormais retombée. Le trafic de colis va désormais devoir se contenter d'une croissance normale, que PostNL estime à 11-13% l'an jusqu'en 2024. Cette croissance dépendra également de la mesure dans laquelle les consommateurs continueront à commander en ligne, et de l'évolution des chaînes d'approvisionnement - les goulets d'étr...

L'action PostNL souffre depuis plusieurs mois. Une partie de cette correction peut être mise sur le compte de la forte hausse enregistrée entre février 2020 et mai 2021, quand le cours avait été multiplié par cinq, le désarroi initial lié au confinement ayant fait place à l'euphorie due à la croissance rapide et rentable de la division Colis. La situation, sur le front de la pandémie, s'étant largement rétablie, l'ivresse est désormais retombée. Le trafic de colis va désormais devoir se contenter d'une croissance normale, que PostNL estime à 11-13% l'an jusqu'en 2024. Cette croissance dépendra également de la mesure dans laquelle les consommateurs continueront à commander en ligne, et de l'évolution des chaînes d'approvisionnement - les goulets d'étranglement empêchent les grands clients de prévoir leurs volumes de colis.Bien que l'activité sous-jacente continue de croître, les résultats de 2022 n'égaleront pas ceux de cette année, car le bénéfice opérationnel de 2021 profite de la hausse exceptionnelle de 75 millions d'euros liée à la situation sanitaire. Le retour à une activité normale a, on l'a dit, pesé sur le cours de l'action, mais le pire semble passé. L'investisseur paie 10 fois les bénéfices de 2022, année qui sera en principe épargnée par l'effet Covid. Les bénéfices de 2022 devraient permettre d'annoncer un rendement en dividende de plus de 8%. La valorisation reste très intéressante, pour une entreprise dont les bénéfices pourraient renouer avec la croissance dès 2023.Les résultats du 3e trimestre traduisent du reste ce retour à la normale. La croissance des volumes de colis n'a pas dépassé 1,6%. Les commerces non essentiels sont restés ouverts cet été et un certain nombre de personnes ont recommencé à voyager. La faiblesse de la croissance est également due à la hausse de la TVA sur les marchandises non européennes. Hors retombées de la pandémie, PostNL estime la croissance des volumes à 6,4%. Par rapport au 3e trimestre de 2019, les volumes ont bondi de 19%, ce qui prouve que l'activité continue à progresser. Le bénéfice opérationnel normalisé du pôle Colis s'est maintenu à 27 millions d'euros. Selon la direction, la pression sur les marges de la division est due au renforcement des capacités en vue des fêtes de fin d'année: le coût de cette préparation a pesé sur les chiffres des mois estivaux, saison traditionnellement calme, mais devrait être plus que compensé au 4e trimestre. PostNL compte sur ces trois mois pour pouvoir confirmer les 280 à 310 millions d'euros de bénéfice opérationnel normalisé prévus pour l'ensemble de l'exercice. Les pronostics ont déjà été relevés deux fois cette année, mais ils intègrent, rappelons-le, l'effet Covid.Avec un bénéfice opérationnel normalisé de 12 millions d'euros, la division Courrier a signé un 3e trimestre plus que correct. Les volumes ont à peine baissé, un phénomène toutefois dû aux envois ponctuels justifiés par la pandémie. Reste que le recul sous-jacent des volumes est demeuré limité à 5%. PostNL ne pourra pas augmenter le prix du timbre en 2022, mais un relèvement modéré devrait pouvoir être opéré les années suivantes.Le cours doit digérer le retour à une activité et à une rentabilité normales. A 10 fois le bénéfice escompté pour l'an prochain, la valorisation reste très intéressante. C'est de surcroît à partir de ce niveau de bénéfice que la croissance redevient possible. Le rendement en dividende, de 8% sur les bénéfices de 2022, est tout aussi séduisant. Nous conseillons toujours d'acheter le titre. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 3,8 eurosTicker: PNLCode ISIN: NL0009739416Marché: Euronext AmsterdamCapit. boursière: 1,95 milliard EURC/B 2020: 8C/B attendu 2021: 8Perf. cours sur 12 mois: +40%Perf. cours depuis le 01/01: +37%Rendement du dividende: 9,4%