A en croire l'évolution du titre Van de Velde, la fin de la pandémie n'est pas pour tout de suite. Contrairement à maintes autres actions sensibles au contexte sanitaire, celle du fabricant de lingerie n'a pas encore entamé son redressement - les investisseurs attendent une remontée du chiffre d'affaires (CA) avant de l'acquérir. La tendance était du reste perceptible bien avant mars 2020. Quant à la crise, elle aura simplement retardé d'un ou deux ans une reprise qui, si le Covid-19 ne s'était pas manifesté, aurait dû s'amorcer dès 2020. Cette année devrait être meilleure que l'an passé, mais le CA et les bénéfices n'atteindront pas encore les niveaux de 2019.
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A en croire l'évolution du titre Van de Velde, la fin de la pandémie n'est pas pour tout de suite. Contrairement à maintes autres actions sensibles au contexte sanitaire, celle du fabricant de lingerie n'a pas encore entamé son redressement - les investisseurs attendent une remontée du chiffre d'affaires (CA) avant de l'acquérir. La tendance était du reste perceptible bien avant mars 2020. Quant à la crise, elle aura simplement retardé d'un ou deux ans une reprise qui, si le Covid-19 ne s'était pas manifesté, aurait dû s'amorcer dès 2020. Cette année devrait être meilleure que l'an passé, mais le CA et les bénéfices n'atteindront pas encore les niveaux de 2019.Les dommages causés par la pandémie sont considérables. Les longues fermetures des magasins sur les marchés clés de l'entreprise et les hésitations de la clientèle ont lourdement pesé sur ses ventes. Le CA à périmètre comparable a chuté de 18,5%, à 160,5 millions d'euros. Le CA réalisé par les partenaires commerciaux, canal de loin le plus important pour Van de Velde, a permis de limiter la casse mais dans les boutiques de l'enseigne, le CA a chuté de 36,6%. Les magasins des centres-villes, qui dépendent de l'affluence des touristes et des passants, ont été particulièrement touchés. Plusieurs d'entre eux, surtout aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ne rouvriront d'ailleurs pas: le groupe a réduit de 40 à 34 le nombre de ses boutiques. Les magasins restants conservent une importance stratégique, mais il est de plus en plus probable que l'aventure américaine, qui n'a jamais contribué durablement au bénéfice, va s'arrêter là. Bien que les ventes en ligne aient progressé, Van de Velde tient à continuer à s'entendre avec ses partenaires commerciaux: "Nous voulons accélérer la transition numérique avec nos partenaires, déclare Marleen Vaesen, sa CEO. La formule restera hybride. Les clientes se renseignent davantage en ligne, mais achètent en magasin. Le passage par la cabine d'essayage est incontournable, le conseil personnalisé, essentiel".Le recul du CA n'a ceci dit pas hypothéqué les marges: Van de Velde s'en tient à une stricte discipline en matière de coûts. "C'est le marché qui est en crise, pas la société", poursuit Marleen Vaesen. Même dans ce contexte difficile, l'entreprise n'a jamais accordé de rabais pour écouler des volumes. Dès que l'activité redémarrera, les bénéfices afficheront un taux de croissance au minimum identique. Malgré son ambition affichée de renouer avec la croissance dès cette année, la direction n'avance aucun chiffre, en raison des incertitudes qui continuent de régner - dans certains marchés stratégiques, les magasins sont toujours fermés. "Sans la pandémie, tout porte à croire que la croissance aurait redémarré en 2020. Le fait que les ventes n'ont reflué que de 2% au second semestre nous donne confiance. Le CA s'est fortement redressé sur nos principaux marchés. Notre stratégie est saine; si l'activité repart, nous en ferons autant", conclut la CEO. L'entreprise surmonte la crise grâce à son bilan sain et souligne sa confiance en maintenant le dividende à 1 euro par action. Le programme de rachat d'actions se poursuit également.Le marché n'accorde plus de prime de croissance à Van de Velde, dont il attend d'abord une reprise durable du CA. L'investisseur paie 20 fois le bénéfice de l'exercice 2020, mais 12 fois seulement celui d'une année ordinaire. Un retour à la normale à partir du second semestre étant de l'ordre du probable, nous conseillons désormais d'acheter le titre. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 22,4 eurosTicker: VAN:BBCode ISIN: BE0003839561Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 298 millions EURC/B 2020: 20C/B attendu 2021: 15Perf. cours sur 12 mois: -12%Perf. cours depuis le 01/01: -2%Rendement du dividende: 4,5%