Dans le secteur informatique, les difficultés à recruter ne datent pas d'hier. Ordina s'en sortait plutôt bien, mais ses semestriels font état d'une légère baisse des effectifs. L'action a cédé 25% depuis la publication des résultats, en août. L'entreprise est pourtant active sur les marchés à forte croissance de la numérisation des systèmes gouvernementaux et commerciaux.
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Dans le secteur informatique, les difficultés à recruter ne datent pas d'hier. Ordina s'en sortait plutôt bien, mais ses semestriels font état d'une légère baisse des effectifs. L'action a cédé 25% depuis la publication des résultats, en août. L'entreprise est pourtant active sur les marchés à forte croissance de la numérisation des systèmes gouvernementaux et commerciaux.Alors que les investisseurs tendent à considérer l'action comme très cyclique, Ordina a prouvé pendant la pandémie qu'il n'en était rien. La société est par ailleurs financièrement saine et jouit d'un véritable pouvoir de fixation des prix. Mais les investisseurs s'intéressent aujourd'hui aux obstacles à la croissance, c'est-à-dire à la pénurie de main-d'oeuvre.Les semestriels sont plutôt bons. Le chiffre d'affaires (CA) a progressé de 8,7% à périmètre comparable, à 216 millions d'euros. Cette hausse est largement supportée par les divers marchés finaux (secteur public, services financiers et industrie). Le cash-flow opérationnel (Ebitda) a bondi de 15,5%, ce qui a fait passer la marge d'Ebitda de 12,5% à 13%. L'entreprise a achevé le semestre sur un bénéfice net de 14 millions d'euros (0,15 euro par action), contre 11,9 millions sur la même période en 2021. Sa trésorerie nette s'établit à 26 millions d'euros.Les effectifs ont diminué de 30 unités au 2e trimestre. Sur un marché où chaque informaticien hautement qualifié compte et où tout recrutement se traduit par une croissance d'un-sur-un ou presque, c'est peu réjouissant. Le groupe considère, à juste titre, l'étroitesse du marché de l'emploi comme son principal risque. Il reste néanmoins bien positionné.Ordina devrait clore l'exercice sur un bénéfice de 0,30 euro par action, soit un ratio cours/bénéfice proche de 13. Pour une société de cette qualité, c'est peu cher mais sur ce marché, la valorisation n'engendre pas d'emblée une recommandation d'achat. A conserver néanmoins, notamment pour son rendement en dividende.