Facebook achève le trimestre sur des chiffres supérieurs aux attentes, mais les investisseurs n'apprécient pas la perspective d'un nouveau ralentissement de la croissance.
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Facebook achève le trimestre sur des chiffres supérieurs aux attentes, mais les investisseurs n'apprécient pas la perspective d'un nouveau ralentissement de la croissance. Facebook, c'est aussi Instagram, Messenger et WhatsApp. L'application Facebook elle-même a vu le nombre d'utilisateurs actifs au quotidien augmenter de 34 millions (+9%), à près de 1,66 milliard, au 4e trimestre. La famille, elle, s'est accrue de 11% l'an, à 2,26 milliards d'utilisateurs quotidiens et 2,89 milliards d'internautes actifs une fois par mois au moins. Chaque utilisateur de Facebook a rapporté 8,52 dollars en moyenne au 4e trimestre, un chiffre qui, en Amérique du Nord et au Canada, atteint 41,41 dollars, soit près de 5 fois la moyenne mondiale. En Europe, il s'établit à 13,21 dollars. Alors qu'elles concentrent 29% des utilisateurs, l'Amérique du Nord et l'Europe génèrent 72% des revenus publicitaires. L'ensemble des plateformes rapporte 7,38 dollars en moyenne par utilisateur: l'application de base reste donc la première source de revenus, de nature essentiellement publicitaire. Instagram et Messenger proposent elles aussi des publicités, mais cette activité n'est pas encore rentable. Nul doute que WhatsApp franchira un jour le pas également. WhatsApp recense 2 milliards d'utilisateurs, contre 500 millions en 2014, lors de son rachat par Facebook. La réglementation en matière de protection des données est très stricte en ce qui concerne les publicités personnalisées ce qui, tout comme la concurrence accrue, pèse sur les tarifs. La commission fédérale du commerce américaine enquête sur une série de rachats d'entreprises technologiques, dont celui de WhatsApp; car contrairement à ce qui avait été promis, les données des utilisateurs de WhatsApp ont été intégrées dans le reste de la plateforme. Un désinvestissement forcé est toutefois peu probable. Le groupe achève le trimestre sur un chiffre d'affaires (CA) proche de 21,1 milliards de dollars (+25%; consensus: 20,9 milliards). Ce résultat a beau être impressionnant, il n'a jamais été aussi bas à l'issue d'un 4e trimestre. La croissance sur le marché américain, le plus lucratif, a stagné à 20%. Les dépenses ont bondi de 34%, à 12,2 milliards de dollars, du fait, en grande partie, de l'envolée des effectifs - Facebook, qui a massivement investi dans la protection des données pour éviter de nouveaux scandales, emploie aujourd'hui près de 45.000 personnes, soit +26% en un an. Compte tenu de la baisse des tarifs publicitaires et de la hausse des coûts, l'augmentation du bénéfice opérationnel (8,9 milliards) n'a pas dépassé 13%. La marge opérationnelle est tombée de 46% à 42% en glissement annuel. Le bénéfice net atteint 7,35 milliards de dollars (+7%), soit 2,56 dollars par action, et 6,44 dollars par action sur 2019. La trésorerie s'établit à 54,9 milliards de dollars, l'endettement, à 11 milliards. Le CA devrait augmenter de 5% tout au plus au 1er trimestre. Le groupe ayant achevé les quatre trimestres précédents sur un cash-flow disponible de 20,7 milliards de dollars, il a pu ajouter 10 milliards de dollars au budget de 24 milliards initialement alloué au rachat d'actions. Ralentissement de la croissance et baisse de la rentabilité étaient prévus et se poursuivront cette année. En termes absolus, néanmoins, la croissance et les marges demeurent élevées; les cash-flows restent par ailleurs abondants. La valorisation est tendue, mais pas exorbitante. L'ascension pourrait toutefois s'interrompre: nous recommandons donc de vendre. Conseil: vendreRisque: moyenRating: 2BCours: 210,76 dollarsMarché: NasdaqCode ISIN: US30303M1027Ticker: FB USCapit. boursière: 600,8 milliards USDC/B 2019: 24,6C/B attendu 2020: 23,2Perf. cours sur 12 mois: +28,5%Perf. cours depuis le 01/01: +2,7%Rendement du dividende: -