Le producteur flamand de préformes PET et bouteilles dirigé par les frères De Cuyper a convenu avec la FSMA qu'il ne donnerait, lors de la publication des résultats annuels, aucun chiffre relatif à la joint-venture AirOLux. C'est un accord de collaboration mis en place en 2009 avec le groupe hélvético-néerlandais AirOPack Technology appartenant au Néerlandais Quint Kelders. Il est plus que probable qu'AirOLux ne clôturera pas non plus l'exercice écoulé au break-even (ni bénéfice ni perte). Pour le savoir, il faudra attendre la publication des chiffres par ATG le 25mars. Ces pertes ne sont pas un problème pour la famille De Cuyper car les pré...

Le producteur flamand de préformes PET et bouteilles dirigé par les frères De Cuyper a convenu avec la FSMA qu'il ne donnerait, lors de la publication des résultats annuels, aucun chiffre relatif à la joint-venture AirOLux. C'est un accord de collaboration mis en place en 2009 avec le groupe hélvético-néerlandais AirOPack Technology appartenant au Néerlandais Quint Kelders. Il est plus que probable qu'AirOLux ne clôturera pas non plus l'exercice écoulé au break-even (ni bénéfice ni perte). Pour le savoir, il faudra attendre la publication des chiffres par ATG le 25mars. Ces pertes ne sont pas un problème pour la famille De Cuyper car les préformes PET et embouteillages traditionnels sont toujours rentables, comme les chiffres 2015 l'illustrent. Ce pare-chocs, son partenaire AirOPack Technology ne l'a manifestement pas. Le groupe a besoin de capitaux et le groupe de private equity américain Apollo Global Management est prêt à procéder à une injection de capital. La condition pour obtenir les fonds est la possession complète de la joint-venture AirOLux. Cependant, la famille De Cuyper souhaite conserver sa participation de 50% dans AirOLux. Une procédure a été entamée pour rompre l'accord de collaboration avec Resilux. AirOLux est la société à l'origine de la technologie AirOPack. L'innovation de ce spray tient au fait qu'il utilise la technologie révolutionnaire AirOPack AirOPack pour remplir des bouteilles en PET à air comprimé _ sans gaz propulseur (aérosols) _ de liquides, de poudres, de gaz et de produits de viscosité moyenne à élevée (crèmes, mousses, gels). La discussion entre actionnaires mène à une impasse. L'avantage est qu'enfin l'attention peut revenir totalement sur les chiffres du Resilux " traditionnel", dont l'évolution demeure favorable. Avec l'aide, il est vrai, des bonnes conditions climatiques en Europe occidentale, la valeur ajoutée (critère plus intéressant que le chiffre d'affaires vu l'impact des prix des matières premières) a progressé de 11,8%, à un nouveau record de 72,5millions EUR. Une performance confirmée par la hausse de 16,3% du cash-flow opérationnel (EBITDA) à 38,5millions EUR (record) et une progression de 27,3% du bénéfice opérationnel (EBIT), à 24,2millions EUR (également un record). Le résultat net a totalisé 17,9millions EUR; +42,4% ou 8,82 EUR par action). La dette financière nette a baissé de 9%, à 33,1millions EUR ou 0,8fois l'EBITDA, un chiffre très bas désormais. Nous pouvons en tout cas relever progressivement la valorisation du Resilux "classique" (préformes et bouteilles PET). Nous en arrivons à une nouvelle valeur prudente de 270 millions EUR ou 135EUR par action. La valeur attribuée aux 50% dans AirOLux a pour ainsi dire disparu depuis les péripéties avec son partenaire d'affaires Quint Kelders. ConclusionIl est évident que le Resilux " classique " évolue très bien et continuera sur cette voie. Pour cela d'ailleurs, on paie presque la valeur boursière actuelle. L' "option" d'AirOLux joint-venture est cependant obtenue presque gratuitement. Reste à savoir comment et quand la discussion sera tranchée. Ce qui explique que nous maintenions notre conseil neutre, malgré la décote évidente. Conseil : conserver/attendreRisque : faibleRating : 2A