Le lancement mondial tant attendu du Gillette Fusion ProGlide Sensitive est une réalité. L'innovation de ce spray tient au fait qu'il utilise la technologie AirOPack, une technologie révolutionnaire permettant d'introduire dans des préformes PET (marché des aérosols) des liquides, poudres, gaz et produits à viscosité moyenne à élevée (crèmes, mousses, gels) à l'aide d'air comprimé et sans gaz. Une nouveauté qui fait de l'ombre à l'aérosol, qui domine le marché depuis plusieurs décennies. AirOPack est une filiale d'AirOLux (fondée en 2009), un accord de collaboration (50-50%) avec le groupe helvético-néerlandais AirOPack Technology appartenant au Néerl...

Le lancement mondial tant attendu du Gillette Fusion ProGlide Sensitive est une réalité. L'innovation de ce spray tient au fait qu'il utilise la technologie AirOPack, une technologie révolutionnaire permettant d'introduire dans des préformes PET (marché des aérosols) des liquides, poudres, gaz et produits à viscosité moyenne à élevée (crèmes, mousses, gels) à l'aide d'air comprimé et sans gaz. Une nouveauté qui fait de l'ombre à l'aérosol, qui domine le marché depuis plusieurs décennies. AirOPack est une filiale d'AirOLux (fondée en 2009), un accord de collaboration (50-50%) avec le groupe helvético-néerlandais AirOPack Technology appartenant au Néerlandais Quint Kelders. On peut désormais considérer que cette forme innovante de conditionnement a fait sa percée définitive. L'accord quinquennal avec Procter&Gamble, connu à l'échelle mondiale avec des marques telles que Pampers, Pantène, Always, Ariel, Gillette, Duracell... a déjà été signé à l'automne 2013. Pourtant, le premier produit AirOPack P&G en "Men personal care" s'est fait attendre plus d'une année. La production s'organise en Suisse, à Bilten. Procter&Gamble devrait également organiser une production outre-Atlantique, mais dans une usine en construction de Resilux. La technologie AirOPack est déjà utilisée par Method (Ecover) et Elizabeth Arden (cosmétiques). La probabilité est grande que d'autres contrats soient signés par AirOLux dans le courant de l'année. En tout cas, l'usine de Bilten commence à tourner à plein régime, de sorte que la joint-venture devrait finalement contribuer au bénéfice cette année. Cependant, le groupe flamand Resilux est avant tout connu depuis deux décennies en tant que producteur de préformes et bouteilles PET. Dans cette activité, l'entreprise de la famille De Cuyper figure parmi les acteurs européens de moyenne envergure (en 2013, 4,87 milliards de préformes et 441.000 bouteilles), avec une présence paneuropéenne (sites de production à Wetteren en Belgique, mais aussi en Espagne, Russie, Grèce, Suisse et Hongrie), ainsi qu'une usine aux USA. Sur les six premiers mois de l'année, la valeur ajoutée (paramètre plus représentatif que le CA en raison de l'impact important des prix des matières premières) s'est accrue de 6,5%, à un nouveau record de 33,7 millions EUR. Une performance qui est confirmée par une hausse de 8% du cash-flow opérationnel, à 18 millions EUR et une augmentation de 9% de l'EBIT (bénéfice opérationnel), à 11,4 millions EUR. Au 1er semestre, le résultat net a atteint 7,7 millions EUR (+3%; 3,83 EUR par action), qui devient 6,6 millions EUR ou 3,27 EUR par action si l'on en déduit les pertes d'AirOLux. Son partenaire AirOPack Technology est coté à Zurich, avec une capitalisation boursière de quelque 105 millions EUR après conversion (52,5 EUR par action). Le Resilux "classique" (préformes et bouteilles PET) est valorisé à 145 millions EUR ou 73 EUR par action. C'est plutôt faible, compte tenu de la récente acquisition de son pair APPE Packaging Division (La Seda) par Plastipak Packaging. ConclusionLe lancement du produit AirOPack Gillette a donné une nouvelle impulsion au cours. Nous relevons la fair value de 135 à 145 EUR. Resilux demeure l'un de nos favoris belges à plus long terme.Conseil: digne d'achatRisque: faibleRating: 1A