Le producteur flamand de préformes PET a tenu parole : ses chiffres annuels 2013 sont très bons. Cette fois évidemment, l'été clément l'y a aidé. Comme prévu, les chiffres principaux battent des records. A l'exception de la Russie (en raison des campagnes menées contre l'abus d'alcool) et des Etats-Unis, toutes les régions se sont très bien comportées l'an dernier. Idem dans le sud de l'Europe, largement affecté jusque-là, avec l'Espagne et la Grèce en tête. En conséquence, les résultats du 2e semestre 2013 dépassent ceux de la même période l'an dernier. Au 2e semestre 2012 une "valeur ajoutée" (baromètre plus pertinent que le chiffre d'affaires) ...

Le producteur flamand de préformes PET a tenu parole : ses chiffres annuels 2013 sont très bons. Cette fois évidemment, l'été clément l'y a aidé. Comme prévu, les chiffres principaux battent des records. A l'exception de la Russie (en raison des campagnes menées contre l'abus d'alcool) et des Etats-Unis, toutes les régions se sont très bien comportées l'an dernier. Idem dans le sud de l'Europe, largement affecté jusque-là, avec l'Espagne et la Grèce en tête. En conséquence, les résultats du 2e semestre 2013 dépassent ceux de la même période l'an dernier. Au 2e semestre 2012 une "valeur ajoutée" (baromètre plus pertinent que le chiffre d'affaires) de 27,5 millions EUR a été réalisée, ainsi qu'un cash-flow opérationnel (EBITDA) de 12,4 millions EUR et un bénéfice opérationnel (EBIT) de 6,5 millions EUR. On peut donc les opposer aux chiffres du 2e semestre 2013 : 28,1 millions EUR de valeur ajoutée, 14 millions EUR d'EBITDA et 6,7 millions EUR d'EBIT. Pour l'ensemble de l'année, nous arrivons donc à 59,8 millions EUR de valeur ajoutée (précédent record : 56,3 millions EUR en 2012), 30,6 millions EUR d'EBITDA (précédent record : 28,3 millions EUR en 2011), 17,2 millions EUR d'EBIT (précédent record : 17,8 millions EUR en 2010, toujours pas battu, donc). Le résultat net atteint 12,6 millions EUR (+25%; 6,35 EUR par action). Du moins si l'on ne tient pas compte de la deuxième dimension que s'est conférée Resilux avec AirOLux. Car si l'on intègre l'accord de collaboration avec le groupe helvético-néerlandais IPS, le bénéfice net ressort à "seulement" 9 millions EUR (4,53 EUR par action). AirOLux porte sur le développement d'AirOPack, une toute nouvelle technologie permettant d'introduire dans des préformes PET des liquides, poudres, gaz et produits à viscosité moyenne à élevée (crèmes, mousse, gels). Contrairement aux attentes, la perte nette d'AirOLux s'est encore creusée l'an dernier, de -3,1 à -3,6 millions EUR. Pourtant, 2013 était l'année d'une percée définitive pour AirOPack, marquée par la signature d'un contrat de 5 ans avec Procter&Gamble, 4e capitalisation boursière au monde, avec des marques réputées telles que Pampers, Pantène, Always, Ariel, Gillette, ou encore Duracell. La production et les ventes sont désormais en rythme de croisière, de sorte que le résultat d'AirOLux s'améliorera (sensiblement) cette année et devrait atteindre le point de beak-even dans le courant de l'année. IPS, cotée en Bourse de Zurich, a actuellement une capitalisation boursière de 116 millions CHF ou 95 millions EUR (47,5 EUR par action). Sur cette base, la joint-venture couvre 43% de la capitalisation boursière de Resilux. Le Resilux "classique" (préformes PET et bouteilles) est valorisé à 124 millions EUR ou 62 EUR par action, ce qui n'est certainement pas excessif. Le dividende est relevé de 1,65 à 1,80 EUR brut par action.ConclusionA 50-60 EUR, Resilux était une bonne affaire, car c'est une valeur minimum pour les activités classiques. La forte décote de l'action par rapport à son partenaire IPS s'est entretemps réduite sensiblement. Il est encore extrêmement difficile d'évaluer la rentabilité d'AirOLux. L'action semble s'offrir une pause après une hausse de 65% sur les douze derniers mois.Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2A