68,50 EUR - 1B Digne d'achat
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68,50 EUR - 1B Digne d'achatLes résultats semestriels du producteur flamand de bouteilles et préformes en PET nous confirment que l'année 2013 a bien commencé. Les volumes vendus de préformes et bouteilles se révèlent en effet 8% supérieurs à la même période en 2012 sur les quatre premiers mois de l'année (janvier à avril). Elément très positif : un retour à la croissance, à l'exception de la Russie (du fait de campagnes publiques contre l'alcool), se profile un peu partout, y compris en Europe du Sud, région plus particulièrement affectée. Notons cependant que le 1er semestre de l'an dernier avait été une période très difficile. L'exercice 2012 a été en grande partie sauvé par le 2e semestre, les résultats du 1er semestre demeurant nettement inférieurs aux attentes compte tenu des difficultés rencontrées par Resilux en raison du printemps en demi-teinte en Europe nord-occidentale et de la crise en Europe du Sud. La combinaison de volumes accrus et d'une maîtrise des coûts plus efficace a permis un sensible redressement du bénéfice. La "valeur ajoutée" (baromètre plus pertinent que le chiffre d'affaires - CA) a augmenté de quelque 10%, à 31,7 millions EUR. Le résultat opérationnel (EBIT) a pour sa part augmenté de 45%, à 10,5 millions EUR, et le bénéfice net a bondi de 35%, à 7,5 millions EUR (3,79 EUR par action). Du moins sans considérer la joint-venture AirOLux. Dans le cas contraire, le bénéfice net ressort à 5,7 millions EUR (2,87 EUR par action). Car ces dernières années, le groupe a étendu ses activités au-delà des préformes : AirOLux est un accord de collaboration avec le groupe helvético-néerlandais IPS portant sur le développement d'AirOPack. Ce dernier comprend une toute nouvelle technologie permettant d'introduire dans des préformes PET des liquides, poudres, gaz et produits à viscosité moyenne à élevée (crèmes, mousses, gels). Dans ce segment, Resilux ne fait plus seulement face à la concurrence avec le verre et le Tetra Pak, mais aussi avec l'aluminium. Ce qui peut donner à Resilux une nouvelle dimension. Le portefeuille abrite désormais une dizaine de clients. A partir de l'automne, la production sera accrue et le groupe pourra commencer à produire à l'échelle industrielle. D'ici 2015, il pense pouvoir atteindre un CA de 125 millions EUR pour AirOLux. Ceci dit, sur les 6 premiers mois, la joint-venture reste déficitaire (-1,9 million EUR). Le fait que certains clients souhaitaient également un remplissage complet a augmenté le coût et ralenti la production. Nous devons donc nous attendre à une perte nette chez AirOLux pour cette année. Les ambitions par rapport à AirOLux à long terme ne se limitent d'ailleurs pas à AirOPack (marché de l'aérosol), ni même au PET. Elément intéressant de cette histoire : son partenaire IPS est coté à Zurich. Cette société a actuellement une capitalisation boursière de 121 millions CHF ou 98 millions EUR. Sur cette base, la joint-venture couvre donc une grande part (72%) de la capitalisation boursière de Resilux. La première année déjà, le groupe a lourdement investi : 11 millions EUR, dont 4,4 millions EUR dans des terrains et des immeubles. L'excellent été dans d'importantes régions d'Europe a permis un démarrage en trombe au 2e semestre. Resilux souhaite au moins égaler le très bon résultat du second semestre de l'an dernier. Autrement dit, les résultats sont proches d'un record, particulièrement si nous ne considérons pas la joint-venture AirOLux.Nous tablons cette année sur au moins 5 EUR de bénéfice par action, résultat d'AirOLux compris. Cette joint-venture donne à Resilux une nouvelle impulsion de croissance. A cet égard, les années 2014 et 2015 peuvent devenir celles de la grande percée d'AirOPack, ce qui se traduirait par une contribution au bénéfice du groupe. C'est pourquoi nous estimons depuis quelque temps déjà que le titre mérite un achat (rating 1B). Nous considérons Resilux comme l'une des actions belges les plus prometteuses pour les années à venir. Même si le cours ne pourra durablement percer au-delà des 70 EUR que si AirOLux contribue effectivement au bénéfice et signe la croissance attendue.