Sis en Flandre orientale, Resilux est le deuxième producteur européen de préformés et de bouteilles en PET. Le calme est revenu après la "guerre des aérosols" qui l'avait opposé en 2016 au néerlando-suisse AirOPack Technology Group, propriété du Néerlandais Quint Kelders, à propos de la joint-venture AirOLux, et la tentative d'acquisition de Bain Capital, qui avait lancé une offre amicale à 195 euros l'action, avant de se rétracter. En acquérant le suisse Si...

Sis en Flandre orientale, Resilux est le deuxième producteur européen de préformés et de bouteilles en PET. Le calme est revenu après la "guerre des aérosols" qui l'avait opposé en 2016 au néerlando-suisse AirOPack Technology Group, propriété du Néerlandais Quint Kelders, à propos de la joint-venture AirOLux, et la tentative d'acquisition de Bain Capital, qui avait lancé une offre amicale à 195 euros l'action, avant de se rétracter. En acquérant le suisse Signode Industrial Group, spécialiste du recyclage de PET mieux connu sous le nom de Poly Recycling, Resilux s'est doté d'un nouveau pôle de croissance. Au vu des décisions cruciales prises depuis par l'Europe dans ce domaine, l'on comprend que le timing était quasi parfait. Le contexte légitime de surcroît l'investissement de près de 15 millions d'euros dans la nouvelle usine située sur le site suisse de Bilten - le plus moderne du monde, affirme la direction. Le PET est un plastique facile à recycler, que nombre de pays occidentaux récoltent déjà abondamment (alors qu'il reste, au contraire, fort à faire en Europe du Sud, centrale et orientale). Resilux a investi 34,5 millions d'euros en 2018 et compte en investir 30 de plus cette année; colossaux à l'échelle du groupe, ces montants prouvent l'optimisme de la direction.La stratégie est à l'évidence payante. La valeur ajoutée (un critère plus précis que le chiffre d'affaires, compte tenu de l'incidence de la forte hausse des prix des matières premières cette année) a bondi de 14,9%, à 88,3 millions d'euros (+21,1% de chiffre d'affaires), tandis que les cash-flows opérationnels (Ebitda) s'envolaient de 17%, à 43,8 millions d'euros - un nouveau record. La décision d'augmenter de 50% le dividende montre à quel point la direction a confiance, tant dans le présent qu'en l'avenir. A un rapport valeur d'entreprise (EV)/Ebitda de 7, l'action est sous-valorisée: selon nous, sa juste valeur s'établit plutôt aux alentours de 170 euros. Le potentiel de croissance n'est donc pas encore reconnu par le marché. Conseil: acheterRisque: faibleRating: 1ACours: 133 eurosTicker: RES BBCode ISIN: BE0003707214Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 269 millions EURC/B 2018: 14,5C/B attendu 2019: 12,5Perf. cours sur 12 mois: -4%Perf. cours depuis le 01/01: +10%Rendement du dividende: 2,3%