Avec environ 8% du marché européen, Resilux talonne les leaders de la fabrication de bouteilles et de préformes en PET. Malgré les répercussions de la pandémie, le groupe a su tirer son épingle du jeu, notamment parce qu'il aura un rôle important à jouer pour une économie plus verte.
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Avec environ 8% du marché européen, Resilux talonne les leaders de la fabrication de bouteilles et de préformes en PET. Malgré les répercussions de la pandémie, le groupe a su tirer son épingle du jeu, notamment parce qu'il aura un rôle important à jouer pour une économie plus verte. En acquérant, à l'automne 2017, Signode Industrial Group (connu sous le nom de Poly Recycling), spécialiste suisse du recyclage de PET, il s'est en effet doté d'un nouveau pôle de croissance. Facilement recyclable, le PET est largement collecté dans plusieurs pays européens, même s'il reste encore de la marge en Europe centrale, du Sud et de l'Est. Resilux a donc investi quelque 25 millions d'euros dans une nouvelle usine de recyclage sur le site de production de Bilten, en Suisse, et va développer ses capacités en 2021 pour pouvoir accroître sa production dès 2022 et répondre ainsi à la demande croissante de PET recyclé. Le recul de 9% du chiffre d'affaires (CA) en 2020, de 413,8 à 373,7 millions d'euros, résulte surtout de la dégringolade du cours moyen des matières premières (-13,7%) que le groupe utilise. La valeur ajoutée (un critère plus pertinent que le CA) a en revanche augmenté de 14,1%, à 103,4 millions d'euros, ce qui a permis une hausse encore plus marquée (+17,3%) du cash-flow opérationnel (Ebitda), qui a bondi de 43,6 à 51,1 millions d'euros et donc franchi la barre des 50 millions d'euros appelée à devenir la nouvelle norme. En raison de la baisse des déplacements pendant la pandémie, Resilux a globalement vendu moins de bouteilles destinées aux boissons à emporter (eaux et boissons fraîches), mais les ventes bien plus nombreuses de préformes et surtout, de bouteilles à remplir de détergents (le coronavirus ayant dopé la demande de produits désinfectants) a largement compensé ce recul. Du fait de l'augmentation moins rapide des amortissements, le bénéfice opérationnel (Ebit) a progressé encore plus nettement que l'Ebitda, avec une hausse de 25,2%, à 31,4 millions d'euros. Le résultat net s'est, lui, envolé de 38,9% à 22,8 millions d'euros (16,4 millions d'euros, en 2019), soit un bond de 8,37 à 11,37 euros par action. Comme promis, Resilux a réduit sa dette, à 21,1 millions d'euros (48,9 millions d'euros, fin décembre 2019; 76,2 millions d'euros, à la mi-2019). Après deux années marquées par des investissements très lourds (dont 17,4 millions d'euros au premier semestre de 2019), l'entreprise n'a investi "que" 17,5 millions d'euros l'an dernier.La direction n'a donné aucune perspective pour 2021 concernant l'Ebitda, en raison des incertitudes persistantes sur l'évolution de la pandémie et de la récente envolée des matières premières. Le chiffre de 50 millions d'euros semble difficile à atteindre en 2021. Les actionnaires recevront un dividende inchangé de 3 euros bruts par action. La valorisation de l'action reste raisonnable, avec un rapport valeur d'entreprise/Ebitda attendu en 2021 de plus de 6 et un rapport cours/bénéfice escompté de 14. Nous la conservons dans le portefeuille modèle et recommandons de l'acheter jusqu'à 175 euros.Conseil: acheterRisque: faibleRating: 1ACours: 166,00 eurosTicker: RES BBCode ISIN: BE0003707214Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 336,1 millions EURC/B 2020: 16C/B attendu 2021: 14Perf. cours sur 12 mois: +1%Perf. cours depuis le 01/01: +14%Rendement du dividende: 2%