L'année 2017 avait à peine commencé que le marché apprenait que le mastodonte américain Bain Capital (qui détient 75 milliards de dollars d'actifs) avait lancé une offre de reprise conditionnelle sur Resilux (à 195 euros par action) pour le regrouper avec le groupe britannique Petainer. Mais fin mars, de concert avec la direction de Resilux, les Américains ont suspendu l'offre car d'éventuels obstacles posés par les autorités de la concurrence allemandes auraient pu donner lieu à un retard de plusieurs mois. Les tractations ont cependant coûté beaucoup de temps et d'énergie à Resilux, ce qui transparaît dans ses chiffres semestriels.
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L'année 2017 avait à peine commencé que le marché apprenait que le mastodonte américain Bain Capital (qui détient 75 milliards de dollars d'actifs) avait lancé une offre de reprise conditionnelle sur Resilux (à 195 euros par action) pour le regrouper avec le groupe britannique Petainer. Mais fin mars, de concert avec la direction de Resilux, les Américains ont suspendu l'offre car d'éventuels obstacles posés par les autorités de la concurrence allemandes auraient pu donner lieu à un retard de plusieurs mois. Les tractations ont cependant coûté beaucoup de temps et d'énergie à Resilux, ce qui transparaît dans ses chiffres semestriels. Globalement, la valeur ajoutée (un meilleur critère que le chiffre d'affaires en raison de l'impact important des prix des matières premières) a progressé de 3,5%, à 39,43 millions d'euros (chiffre d'affaires en hausse de 10,4%) sur les six premiers mois de l'année et le cash-flow opérationnel (EBITDA) s'est légèrement replié, de 1,7%, à 20,22 millions d'euros. Du fait d'amortissements et de réductions de valeur plus élevés, le bénéfice opérationnel (EBIT) a même reculé de 6,2%, à 12,51 millions d'euros. Quant au résultat net, il a atteint 8,49 millions d'euros (-3,6% ou 4,19 euros par action). Du moins si l'on ne tient compte que des activités " classiques " de Resilux. Les chiffres du premier semestre 2017 font état de coûts de conseil liés à la reprise possible par Bain Capital, ainsi que des frais inhérents à la vente des actions de la joint-venture AirOLux au groupe helvético-néerlandais AirOPack Technology Group (ATG) appartenant au Néerlandais Quint Kelders. Cette cession est le résultat de la " guerre des sprays " entre Resilux et ATG, dont l'enjeu était le contrôle de la joint-venture AirOLux, la société à l'origine de la technologie révolutionnaire AirOPack. La vente a rapporté à Resilux 62 millions d'euros. Une partie de ce montant (33 millions d'euros) a reflué le mois dernier aux actionnaires sous la forme d'une réduction de capital fiscalement avantageuse. Ceux-ci ont reçu à la mi-septembre 16,30 euros par action. En reversant l'argent, la famille De Cuyper indique qu'elle n'a pas l'intention de procéder à court terme à une acquisition importante. Dans l'activité PET traditionnelle, l'entreprise de Wetteren est à l'avant-garde. Resilux opte résolument pour une croissance autonome, en commercialisant de nouveaux produits et en procédant à de petites acquisitions ciblées, locales. Au printemps, le groupe a d'ailleurs réalisé une petite acquisition en Serbie (Borverk). Et la semaine dernière, il rachetait le groupe suisse Signode Industrial Group, spécialisé dans les activités de recyclage PET. Resilux se concentre à présent sur la croissance, surtout organique. On peut s'attendre à de nouveaux produits, de nouvelles usines, et une ou plusieurs acquisitions ciblées. À 7,25 fois le rapport attendu cette année entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel (EBITDA), l'action est sous-valorisée.Conseil : digne d'achatRisque : faibleRating : 1ADevise : euroMarché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 300 millions EURC/B 2016 : 19C/B attendu 2017 : 14Perf. cours sur 12 mois : +6 %Perf. cours depuis le 01/01 : +4 %Rendement du dividende : 1,4 %