Nous vous avions prévenus que les chiffres de l'exercice 2017 pourraient nous laisser quelque peu sur notre faim. Le bilan en demi-teinte de cette "année de transition", pour reprendre les termes de la direction - une expression à la mode, dans le milieu -, ne s'explique pas que par les difficultés qu'a éprouvées le groupe à rivaliser avec une année 2016 très florissante. Il est également imputable au temps perdu au début de l'année 2017. L'exercice venait en effet à peine de commencer lorsque le mastodonte américain du capital-investissement Bain Capital (qui gère non moins de 75 milliards de dollars) a lancé une offre de rachat amiable sur Resilux (à 195 euros par action). L'objet de la manoeuvre: fusionner Resilux avec l'entreprise britannique Petainer. Fin mars, les Américains ont toutefois renoncé à cette tentative de rachat, en concertation avec le conseil d'administration de Resilux. Une év...