Force est d'admettre que l'action Resilux est quelque peu tombée dans l'oubli. Elle faisait l'objet de bien plus d'attention à l'époque où AirOLux était encore une joint-venture très prometteuse. Mais une " guerre des aérosols " a éclaté entre Resilux et le néerlando-suisse AirOPack Technology Group (ATG) de l'homme d'affaires néerlandais Quint Kelders.
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Force est d'admettre que l'action Resilux est quelque peu tombée dans l'oubli. Elle faisait l'objet de bien plus d'attention à l'époque où AirOLux était encore une joint-venture très prometteuse. Mais une " guerre des aérosols " a éclaté entre Resilux et le néerlando-suisse AirOPack Technology Group (ATG) de l'homme d'affaires néerlandais Quint Kelders.ATG a fini par se désintéresser, moyennant une compensation de 62 millions d'euros, de Resilux, qui s'est ainsi vu coupé d'AirOPack, une technologie révolutionnaire qui permet d'injecter liquides, poudres, gaz et produits à viscosité moyenne à élevée (crèmes, mousses, gels, etc.) dans des bouteilles en PET à l'aide d'air comprimé et sans gaz propulseurs. Les actionnaires ont touché, à la mi-septembre 2017, une partie de cette somme (33 millions d'euros), sous la forme d'une réduction de capital fiscalement avantageuse (16,30 euros par action).En faisant, début 2017, une offre amiable (195 euros par action), le mastodonte américain du capital privé Bain Capital (75 milliards de dollars d'actif) avait lui aussi provoqué l'émoi. Il comptait marier Resilux au britannique Petainer, mais la perspective d'une intervention des autorités de la concurrence allemandes l'a rapidement fait renoncer. L'entreprise de Wetteren s'est dès lors rabattue sur ses activités PET traditionnelles, un secteur qu'elle domine largement, mais dont la croissance n'est pas extraordinaire. En distribuant davantage de dividendes, la famille De Cuyper a montré qu'elle n'avait pour l'heure aucune intention de se lancer dans des rachats d'envergure. Dans le secteur du PET, elle opte résolument pour une stratégie de croissance interne, via le développement de nouveaux produits et des opérations de rachat ciblées, locales et modestes. Comme celle réalisée en Serbie (Borverk) au printemps 2017; ou, quelques mois plus tard, le rachat du suisse Signode Industrial Group (dit " Poly Recycling "), spécialisé dans le recyclage du PET, qui a permis à Resilux d'étendre son noyau d'activités. Les 18,7 millions d'euros investis l'an dernier, dont 4,5 millions dans l'immobilier, prouvent que le groupe a l'intention de renouer avec la croissance. Il a en outre installé huit nouvelles machines, principalement à Wetteren et aux Etats-Unis. Une croissance de 5 à 10% (au moins) du Rebitda en 2018 peut donc être envisagée. Mais cette perspective ne suffit pas à faire de l'action un titre très demandé. Elle tourne depuis plusieurs mois autour de 140 euros, soit près de 30% de moins que ce que Bain Capital était disposé à mettre sur la table l'an dernier. Entre la fin mai et la fin juin, Belfima Invest, le holding contrôlé par la famille De Cuyper, a racheté, en une bonne dizaine de transactions, plus de 4.000 actions Resilux, pour plus d'un demi-million d'euros. L'événement est suffisamment rare pour que l'on s'y intéresse. Vu la stagnation des bénéfices en 2017, le dividende de base reste fixé à 2 euros brut par action. Mais compte tenu du potentiel, une augmentation, fût-elle progressive, ces prochaines années, nous semble parfaitement envisageable. La croissance, en particulier, organique, redevient un sujet central. De nouveaux produits, des ouvertures d'usines et des rachats (ciblés) pourraient bien suivre. A 7 fois le rapport valeur d'entreprise (EV)/cash-flows d'exploitation (Ebitda) et 13 fois le bénéfice escomptés pour cette année, l'action nous paraît sous-valorisée - surtout si l'on tient compte des récents rachats d'initiés. Conseil : acheterRisque : faibleRating : 1ACours : 139,60 eurosTicker : RES BBCode ISIN : BE0003707214Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 283 millions EURC/B 2017 : 18C/B attendu 2018 : 13Perf. cours sur 12 mois : +3 %Perf. cours depuis le 01/01 : -3 %Rendement du dividende : 1,4 %